Cuisine

Poivron farci façon Zerach

Poivron farci façon Zerach

Tiens, ça faisait longtemps, c’est parti pour une petite expérimentation culinaire. A base de poivron, vu que c’est plein de bonnes choses. Mais surtout parce que contrairement à la tomate, ça ne rend pas plein d’eau, il n’y a presque rien à vider, et ça a beaucoup de goût (sans être irritant, avantage des poivrons cuits !).

Allez, c’est parti, avec la même non-rigueur habituelle…

- Un poivron (si si, je vous assure). Là je l’ai pris rouge, prévoyez surtout qu’il y ait de la place dedans, le but ça va être de le remplir.
- Du pain de mie
- Une bouteille de laiiiiit
- De la viande (viande hachée, ou ici salami)
- Un peu de fromage (classique mozza, ou ici, chèvre)
- Des petits machins qui donnent du goût (oignons, cornichons, tout ça, selon les convenances)

La partie la plus technique (ne vous en faites pas, y a atelier pâte à modeler après) : prendre un couteau, découper autour de la tige, et retirer les graines et tout ce qui se trouve dans le coin. Grattez un peu histoire de dégager l’intérieur et faire de la place (avec un couteau ou votre doigt, selon les goûts), puis marouflez. Passez le sous l’eau, histoire qu’il soit bien propre à l’intérieur, et que ça se voit à l’extérieur (et vice versa).

Youpi, on va pouvoir passer à l’étape dégueulasse pour ceux qui aiment se servir de leurs doigts (évidemment, on ne touche pas sans s’être lavé les mains, hein). Prenez un bol, mettez le pain de mie dedans. Oh, et tant qu’à faire, mettez tout ce que vous voulez mettre à terme dans le bol aussi, au moins ça sera fait. Rajoutez un peu de lait pour imbiber le pain de mie (faudra que j’essaie avec du rhum un jour, pour déconner), puis pétrissez, homogénéisez, tripotez, mais non c’est pas sale. Voilà, vous avez à présent une jolie bouillie informe avec plein de morceaux de machin et de truc dedans. Il va falloir faire rentrer tout ça dans le poivron, par l’ouverture spécialement prévue à cet effet tout à l’heure (mon Dieu, mais il a tout prévu !). Pareil, faites ça comme un sale, osef (bon, nettoyez un peu l’extérieur avant la suite, sinon vous allez tout cramer).

Léchez-vous les doigts, normalement ça doit être bon au goût. Sinon, ça a peu de chance d’être meilleur cuit, vous savez… Si vous n’arrivez pas à tout faire rentrer, prévoyez moins pour la prochaine fois, et passez le surplus à la poêle, ça devrait le faire quand même.

Voilà, vous mettez votre poivron sur une assiette en essayant de le faire tenir debout, puis le tout au four que vous aurez préalablement fait préchauffer si vous êtes prévoyant (sinon, franchement, ça ne va pas changer grand chose, faut pas déconner, ça sera juste un peu plus long). Environ quarante-cinq minutes une heure, à environ 170-200 (de la rigueur, toujours de la rigueur !) : en gros quand c’est grillé et un peu cloqué, que votre appartement sent super bon, et que vous avez trop faim pour attendre d’avantage.

Plus qu’à rajouter un peu de salade pour faire staïle.

Normalement, s’il est rempli avec amour, ça devrait bien tenir au ventre… Dernier avantage : on peut mettre ce qu’on veut dedans, je suis sûr que c’est très bon aussi avec du poisson, et peut être même avec du tofu (nan peut être pas remarquez). Bref, plein de variantes possibles.

Waw, je suis en train de me dire que peut être que pour la première fois, quelqu’un va tenter une recette de ce blog XD (et au passage, si si, c’est vraiment bon salami / chèvre).

NB/ Ah et pendant que j’y pense, merci de ne plus confondre « légumeuse » et « légumineuse »… Non, parce que quand je vois le nombre de personnes qui cherchent les bienfaits des « légumeuses », faut peut être que quelqu’un finisse par leur dire que ça n’existe pas.

Gratination

La gratination légumeuse

EDIT / Légumeuse est un néologisme fondé sur légume. Merci de ne plus confondre avec les légumineuses, au titre desquelles on trouve le soja, les pois, les fèves, les haricots, etc.

Voilà, on va continuer dans la liste des recettes débiles, pas compliquées, qui ne demandent rien mais qui ne sont pas mauvaises.

Si vous m’avez fait confiance pour finalement essayer ça, mais que vous avez été malade pendant trois semaines, vous vous retrouvez avec des concombres sur les bras. En plus, alors qu’on croyait que le printemps était de retour, il fait à nouveau un temps dégueulasse, et puis les partiels approchent alors il va falloir un truc à manger sur cinq jours. Heureusement qu’on est dimanche, et qu’on a le temps de préparer la gratination légumeuse.

Cliquez sur l’image pour agrandir (comme d’habitude, d’ailleurs) : si ça ne vous donne pas faim, c’est que vous avez déjà mangé.

Donc non, je ne m’améliore pas pour les titres, effectivement. Donc gratination, parce que ça se rapproche du gratin, mais étant dauphinois, je ne peux pas appeler « gratin » un truc dans lequel il y a du fromage. Et légumeuse, parce qu’il y a des légumes. Des ombellifères et des cucurbitacés (nan, ne partez pas, ce sont juste des carottes et des concombres).

Bon, la liste de ce qu’il faut cette fois, pour reprendre la recette du jour même si certains trucs sont dispensables (de toute façon, ne déconnez pas, c’est une base de gratin, vous mettez bien ce que vous voulez dedans !) :

- carottes
- concombres
- poivrons (verts, pour ma part)
-  oignons (souvenez vous, les surgelés c’est pratique et pas du tout égocentrique)
-  mozza
- du lait ou de la crème, selon les goûts
- accessoirement, un four et un plat à gratin

Donc on attaque par une casserole d’eau à faire bouillir (avec un peu de sel), on prend les carottes et les concombres, on lave on épluche si on préfère (ou si on est feignant comme moi, on racle vite fait à la peau avec un couteau, et puis voilà, de toute façon c’est plein de vitamines il paraît : la science au secours de la flemmite aiguë),  puis on coupe en petites rondelles toutes innocentes qu’on pourra ensuite plonger à loisir dans l’eau bouillante pendant 15 minutes (le week end réveille mes instincts sadiques, et puis ça fera une petite private joke sur le cri de la carotte). Ca laisse le temps d’aller chercher le sopalin (cherchez à côté de votre écran de PC…), parce qu’une fois que les légumes seront prêts, il est préférable de les déposer sur un truc absorbant : c’est gorgé d’eau, et en cuisson, ça ne sera pas top.

Les 15 minutes passées, finissez votre paragraphe de DIP (on n’est pas à une minute prêt, hein), allumez le four (pas trop trop chaud, ce n’est pas une pizza, et vérifiez que la grille soit bien à mi-hauteur), puis allez égoutter les légumes, avant de les poser sur l’essuie-tout. Mettez une première couche dans votre plat à gratin, émerveillez-vous de ce mélange de couleurs, rajouter un peu de lait/crème, puis recouvrez d’une bonne dose de mozza, quelques oignons et des morceaux de poivrons (si vous ne les avez pas encore lavés, il serait peut être temps d’ailleurs). Regrettez de ne pas avoir pris des poivrons rouges, ça aurait été plus joli chromatiquement (tendance sémaphore).

Mettez une deuxième couche de carottes/concombres, un peu de lait/crème, et si le coeur vous en dit, une nouvelle couche de poivrons / mozza sur le dessus.

Placez votre plat à gratin ainsi rempli dans votre four, et partez faire une petite sieste (après tant d’efforts, c’est la moindre des choses). Repassez de temps en temps pour vérifier que la carbonisation n’est pas encore à l’oeuvre. Quand ça vous semble opportun, sortez et dégustez.

En passant, il peut être utile de sortir le plat du four et de vider un peu d’eau rendue dans un évier (ou dans une plante verte si elle aime l’eau pleine de nutriments, fut-elle en ébullition) : en particulier avec les concombres, ça risque d’être trop liquide autrement.

Retournez faire la sieste : vous ferez la vaisselle demain, et puis il pleut encore et on nous a volé une heure de sommeil.

Assiette du jardin

L’assiette du jardin

Bon, allez, comme celui-là vous avait plu (même si au final je ne crois pas que quiconque ait essayé chez lui XD), je continue de surfer sur la vague « toi aussi, donne du goût à ton assiette ». Il va sans dire que plus encore que la dernière fois, cette petite recette s’adresse plus à ceux qui ne savent pas du tout cuisiner mais qui cherchent à égayer un peu leurs repas (non parce que franchement, ça me fait mal de parler de recette pour ça !). Je privilégie des trucs TRES simples, qui ne demandent pas de matériel ni de produits alambiqués, et qui demandent TRES peu de temps de préparation.

Pourquoi ? Parce que quand on est étudiant, on n’a pas toujours le temps d’aller faire les courses, d’où une liste de produits à très longue conservation, et qu’on n’a pas toujours le temps entre deux TD de passer une heure en cuisine. Donc tant pis pour ceux qui trouveront ça ridicule, ça pourra toujours servir à nos amis pressés qui n’ont jamais eu l’occasion de se mettre aux fourneaux.

Ingrédients simples, disais-je, et pour cause :
- une boite de petits pois (m’enfin vous pouvez bien le faire avec n’importe quoi d’autre, hein) : les conserves, ça se préserve.
-  une boite de tomates séchées : car puisqu’elles sont séchées, on peut bien les garder six mois dans son placard si on n’a pas l’occasion de s’en servir, ce qui est toujours pratique.
- des oignons surgelés : pas forcément le truc auquel on va penser, mais on finit par en mettre partout à force.

Si vous êtes pressé : hophop, dans une casserole, mettez les petits pois à fond. A côté, commencez à faire chauffer à feu assez vif une poêle, balancez des oignons surgelés et une quantité à peu près égale de tomates séchées découpées en petits morceaux. Allez vous chercher une bière et faites un tour sur Bash. Remuez un peu pour que ça ne colle pas. Finissez votre bière en regardant la Madame du jour. Plongez l’intégralité de la poêle dans la casserole, et laissez les finir de cuire ensemble, en remuant un peu si possible.

Voilà, plus qu’à servir dans une assiette, avec une tranche de jambon si vous êtes au régime, ou avec un rumsteack badigeonné de sauce béarnaise si vous êtes un vrai rocknrolla dans votre tête et que vous dites fuck au cholestérol.

Ca aura pris cinq minutes au total, vous pouvez garder tous les ingrédients pendant deux ans minimum, et ça changera un peu dans le livre de recettes de l’étudiant qui ne connait rien en cuisine.

La soupe verte

La soupe verte épicée

Voilà, ayant remarqué que M6 proposait TopChef, M.I.A.M., le Chef contre-attaque et un Diner presque parfait, je me suis dit « fichtre, allez, moi aussi je vais m’engouffrer dans la brèche ». Je vous propose donc une recette originale (justement inspirée par un truc évoqué dans TopChef) : la soupe verte épicée. Titre tout pourri, puisque ce n’est absolument pas une soupe. De toute façon, si je m’y connaissais en cuisine, ça se saurait, mais vu qu’au goût c’est carrément bon, si ça vous tente…

Ah, juste un truc : oubliez les proportions, faites confiance à votre instinct. Même ceux qui savent cuisiner dans ma famille font comme ça, et ce n’est pas de la pâtisserie.

Il vous faut donc :

- du concombre
- des pommes vertes (c’est bien, c’est acide… gardez les jaunes pour le canard)
- du jus d’orange (ou en l’espèce, de l’Oasis)
- de la cannelle (et pourtant je n’aime pas trop, mais franchement, l’association pomme/cannelle, même moi je sais que c’est un classique !)
- éventuellement un peu de sucre pour corriger

Coupez des petits cubes de concombre, coupez des petits cubes de pomme (mais mettez plus de pomme, c’est un dessert après tout). Foutez le tout à feu moyen dans une casserole, rajoutez le jus d’orange et saupoudrez de cannelle. Touillez un peu histoire que votre cuillère en bois prenne un peu l’air. Quand les pommes et le concombre ont assez infusé, vous pouvez les ressortir et déguster ça chaud. Si vous avez une boule de glace vanille à poser avec, ça va tout déchirer.

Non, parce que sans rire, c’est très très bon, facile à faire, et côté calorie, pomme et concombre euh, juste lol.

Enjoy.