Archives pour janvier, 2010
Tour de chauffe
21/01/10
Ca y est, je l’ai reçu ! J’avais un petit mot dans ma boite m’invitant à aller chercher le nouvel appareil dans le bureau de Poste le plus proche (ou pas, j’ai tourné une demie heure autour du point où ce fameux bureau était supposé se trouver avant d’enfin réussir à mettre la main dessus). Je me demandais si le carton rentrerait sans trop d’histoires dans ma besace… Inutile de dire que j’ai abandonné tout espoir quand la guichetière est revenue avec une boite ayant environ le format de mon torse (ceux qui me connaissent savent ce que ça représente). J’ai donc fait les 2,5km du retour avec cette grosse boîte, réfléchissant au fait que je tenais dans mes mains ce qui serait sans doute l’outil de ma future activité secondaire, voire…
En fait, je crois qu’il vaut mieux que je ne liste pas tout ce qui m’est passé par la tête sur le chemin du retour. Partagé entre la peine (on s’est connus au début de ma licence, et je ne pensais pas qu’on en finirait avant la fin de mes études… Je me sens bien seul, et une part de moi n’arrive pas à réaliser que c’est fini), et l’optimisme (wind of change is blowing my friends ; la dernière fois que je me suis investi dans quelque chose, c’était le jeu de rôles, et outre le fait qu’avec ce groupement informel, j’ai réussi à mettre en contact une grosse douzaine de personnes, et vécu des moments formidables, j’ai surtout rencontré celle avec qui j’ai partagé mes joies et mes peines pendant trois ans… C’est naïf, mais je veux croire en une grande balance cosmique qui récompense l’investissement qu’on peut faire, et je me dis qu’avec le démarrage sérieux dans la photo, j’aurais peut être de nouvelles bonnes surprises ; l’avenir semble se dégager, des idées plus précises de ce que je veux faire plus tard, un stage exceptionnel qui se concrétise pour août, … Bref, il y a de la lumière au bout du tunnel).
En dehors de ces considérations, j’ai pu déballer la bestiole. Et là, c’est du lourd. J’ai mis l’E330 à côté, pour comparer et rigoler un peu. La capteur semble ridicule, tout comme la surface de l’objectif, à côté du monstre qui trône maintenant à côté. Petit comparatif en image, juste pour rire.
Petite vue de haut pour commencer
Histoire de vous faire une idée, voilà les deux boitiers côte à côte, alignés à leur base. A gauche, mon nouveau joujou, le 5D Mark II de Canon. A droite, mon bon vieux E330 d’Olympus. Allez les filles, on se tourne…
Bon, la différence de taille des objectifs s’explique en partie parce que celui de gauche est un 24-105 contre un 14-54 pour celui de droite. Mais croyez-moi, ça ne fait pas tout…
Allez, petit comparatif. Cthulhu, par ici s’il vous plait.
(NdR : Non, sans déconner, ce test ne vaut rien : j’ai juste bazardé quelques photos en mode automatique pour avoir une idée, il est évident qu’aucun des appareils n’est utilisé à son plein potentiel, d’autant plus que les objectifs sont de qualité très différente ! Par exemple le flou vient de l’ouverture minimale de l’objectif, et ça ne dépend donc pas tellement du boitier. Considérez que je fais ça pour me détendre après une grosse journée, et pas en tant que vrai test photo, hein…)
Premier test, mode macro auto de mon compact. Du grain, et impossible de descendre l’ouverture de manière à obtenir un joli sujet net qui se détache d’un fond flou. Mais bon, c’est la photo de référence, maintenant, comparons.
Bon, évidemment, c’est mieux. Moins de grain, mais quelques difficultés au niveau du peluchage de la bestiole. Et un flou pas assez agressif. Merci E330 pour vos bons et loyaux services, mais…
… Encore plus merci nouveau Canon EOS 5D Mark II. Bon, oui je sais que côté expo, c’était perfectible, hum. Mais déjà : beaucoup plus de piqué, un très bon floutage, un niveau de détail excellent (NdR : il me semble que je l’ai connement pris en portrait, avec donc une atténuation des verts, c’est vous dire à quel point ce test n’a aucune valeur photographique)
On notera que pour un test un peu pertinent, il aurait fallu prendre le sujet avec le même éclairage, les mêmes réglages, un trépied et une même focale. Pendant que j’y suis, j’aurais aussi pu prendre les deux en RAW et faire une balance des blancs cohérente XD
Mais je crois que je préfère le faire à l’arrach’. Si vous voulez faire ce qu’on appelle du « pixel fucking », il y a de très bons sites pour ça, avec des comparatifs hautement plus exhaustifs.
Avatar
17/01/10
Je suis le premier étonné, mais je l’ai bien aimé. Parce que mine de rien, pour un blockbuster présenté comme écolo, il pose des questions intéressantes (sur l’identité, puisqu’il présente un univers transhumaniste en balbutiement [ndr : ça me donne des idées d'adaptation pour Eclipse Phase] ; sur l’esthétisme, en arrivant à nous faire trouver canon une schtroumpfette géante avec des yeux bizarres [ça rappellera le travail d'Orlan par exemple] ; sur le sens de la vie hum -cf la BPD).
Bon, je m’attendais à voir la bouse du siècle, c’est peut être pour ça que j’ai été agréablement surpris. On mange pas mal de clichés en passant. Mais ça fait du bien d’entendre le personnage principal de l’histoire nous dire qu’il ne veut pas entendre parler de conneries écolos, ça permet tout de même d’avoir une approche un peu différente des habituels poncifs du genre (déjà, on n’a pas d’ours polaire sur une putain de banquise !).
Faut accepter le principe, et se laisser embarquer. Beaucoup louent l’originalité de la planète, perso elle m’a juste furieusement fait penser à Ungavorox (avec des envahisseurs moins sympathiques que les Li Halan), du moins à l’image que j’en avais. La société autochtone sont un croisement d’elfes et de schtroumpfs, avec un petit côté tribal qui n’est pas désagréable. Et un petit coup de Skies of Arcadia pour les îles volantes. Bref, pas ce qui m’a touché. Pas le scénario non plus, tant il est cousu de fils blancs, téléphoné, et on-sait-à-l’avance-ce-qui-va-se-passer. Mais le tempo est bon, et même si ça n’a rien d’original, pour une fois que c’est parfaitement dosé, je préfère déguster et la fermer plutôt que de cracher dans la soupe.
Beaucoup comparent avec Talim Pocahontas, et … je n’en sais rien, jamais vu. Toutefois, j’aurais plutôt tendance à y voir du Dune, pour ma part : quête initiatique, qui va déboucher sur une assimilation aux locaux, et au soulèvement du peuple dans une ambiance très épique comme on les aime. Et contrairement au SdA de Peter Jackson ou à la seconde trilogie Star Wars, l’action se situe à des phases clés, et ne durent que le temps qu’il faut.
En résumé, un film gros budget qui arrive à être intéressant malgré un thème qui ne m’emballe pas des masses à l’origine. Donc chapeau.
Comme un soir d’été
17/01/10
A la différence près qu’on est le 17 janvier. Tant pis, on fait ce qu’on peut, hein.
Je vous présente par avance mes excuses pour ce post désorganisé. C’est un peu le bouillonnement à l’intérieur, tant pis si ça doit se voir à l’extérieur.
Il arrive qu’on se prenne des baffes dans la vie, et chacun réagit à sa manière. J’ai adopté une approche nouvelle, cette fois, il faut croire. Preuve s’il en est que j’ai mûri… J’ai commencé par finir sagement mes partiels, puis échanger avec des amis (et je remercie chaque personne qui, à sa manière, m’a apporté son soutien, que ça ait été en parlant, en me réconfortant, en me prenant dans ses bras, en remplissant mon verre, en me faisant prendre conscience de choses que je n’avais pas vues, ou en faisant comme si rien ne s’était passé). Des petites modifications en guise de rituels de reconstruction (changement de tête qui va sans doute faire jaser, grand ménage dans mon appart’, etc). Des résolutions, aussi (bon, je vais peut être le commander, cet appareil, non ?).
Et des constats. Le premier est que je ne semble plus avoir envie de me détruire, même indirectement. A croire que j’ai renoncé à cette spirale destructrice pour surmonter mes peines. A ce titre, merci le Yi King et un conseil de Coach : « les gens ne sont pas des médicaments. Tu vas avoir besoin de retrouver tes priorités, et tu n’y arriveras que tout seul. » (enfin je reconstitue en assemblant quelques phrases). Mine de rien, je me suis répété cette phrase plusieurs fois dans le week-end, et elle m’a aidé à y voir clair.
Une des choses qui m’empêche d’avancer vient de mon fonctionnement. J’ai compris qu’il fallait que je réorganise mes valeurs, mes idées, ce qui compte pour moi, ce à quoi j’attache de l’importance, et ce à quoi je ne devrais pas en attacher. Des idées, brassées par les divers films et séries du moment, qui reviennent d’une époque lointaine, par exemple de l’époque où mon pseudo sur le net parlait d’oiseaux de feu… Je n’ai droit qu’à une seule vie (tiens, on dirait du De Palmas), il faut que je choisisse avec attention ce que je vais en faire. Et j’y tiens trop pour la gâcher, soit en faisant des conneries, soit en prenant une voie qui n’est pas pour moi. Reste toujours que je ne sais pas exactement dans quelle direction je vais, et qu’il serait peut être temps… Ca tient sans doute à certains blocages, mais je sens que ça commence à décanter doucement. Alors d’ici là, on va faire comme depuis quelques années : se laisser porter et voir de quel côté le courant m’embarque, en évitant les récifs et en choisissant les voies les plus attrayantes.
Edit / Ah, et donc finalement j’ai décidé de laisser ce blog en l’état, mais surtout de m’autoriser à mettre des trucs débiles, des articles personnels, etc. Et de permettre à tout un chacun de tomber dessus au hasard. Peut-être que me voir au fur et à mesure, dans tous mes états, aidera les gens à me voir sans masque, et que par reflet, moi aussi je pourrais me découvrir un peu plus.
Rocknrolla
2/01/10
Je pose ça là en attendant d’avoir le temps de rédiger une petite critique, mais en gros : foncez. Guy Ritchie a fait ce qu’il fait de mieux, du film de gangster choral sauce british. Sauf qu’il s’est amélioré, notamment côté mise en scène (gestion intéressante des lumières, musique rock à outrance, galerie de personnages au top, action déjantée, toujours ces coïncidences et ce goût de l’absurde, …). On sent l’influence Tarantino de Reservoir Dogs / Pulp Fiction, mais avec le délicieux petit humour anglais en prime. Un vrai régal ! Bref, la vraie critique bientôt.
Avant toute chose, la question que tout le monde se pose… C’est quoi un rocknrolla ? Je laisse la parole à tonton Archie.
http://zerach.fr/ubik/wp-content/uploads/2010/01/Rocknrolla-Intro.flv
Guy Ritchie est de retour, et nous offre un brillant film choral de gangsters à l’anglaise.
Choral, car on retrouve une série de personnages au destin emmêlé qui vont se croiser et se tirer la bourre dans la joie et la bonne humeur. Pour ne citer que les principaux :
- Yuri, l’investisseur russe amateur d’art et de jolies choses ;
- Lenny, parrain local contrôlant la pègre, et son loyal Archie (dans la lignée des tueurs de la vieille école de Guy Ritchie) ;
- La turbulente Horde Sauvage, composée de OneTwo, Messes-Basses, Gueule d’Ange, Cookie, T-Bag ;
- L’énigmatique Johnny Quid et sa bande de musicos.
Petit extrait représentatif pour compléter :
http://zerach.fr/ubik/wp-content/uploads/2010/01/rocknrolla-baffe.flv
Du pur Tarantino à l’anglaise :
[texte à compléter un autre jour]
Autre jour venu :
En fait rien, contentez-vous de le voir, ce film est excellent à tout point de vue. Oui je sais : tout ça pour ça, mais d’autres choses sont passées au premier plan depuis.
Choix d’un appareil photo
1/01/10
Ayant eu à me pencher sérieusement sur la question, je vous livre un petit guide rapide. J’approfondirai certains points plus tard, notamment le choix de mon boitier à moi (quand je l’aurai, et que j’aurais les photos qui vont bien). Notons que ce qui suit n’engage que moi, vous avez le droit de ne pas être d’accord.
Allez, c’est parti !
- Argentique ou numérique ?
Grande querelle entre les puristes et ceux qui s’ouvrent un peu à d’autres choses. Personnellement, je ne saurai que trop vous conseiller le numérique, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la flexibilité du numérique : pas de pellicules à acheter, possibilité de changer rapidement la sensibilité ISO, possibilité tout simplement de virer les photos qui ne vous plaisent pas… Les offres sont concentrées sur le numérique aujourd’hui, et côté qualité, c’est du pareil au même. Il faudra toutefois souvent allonger plus de billets pour du numérique que de l’argentique à qualité équivalente, mais vu les efforts qui ont été faits en la matière, et si on regarde sur le long terme, le numérique a l’avantage.
- Quel type d’appareil ?
On les regroupe en trois grandes familles : les compacts, les bridges et les reflex. Et attention, il n’y en a pas un meilleur qu’un autre dans l’absolu, chacun présente ses avantages.
- Le compact :
C’est « l’appareil standard », de petite taille, pratique à emporter avec soi. Il y a de plus en plus de compacts ultra plats, de très petite taille, qu’on appelle « bijou ».
Qu’on s’intéresse à la photo ou qu’on cherche juste un truc pour immortaliser les repas de Noël chez tata Micheline, le compact est l’indispensable, le vrai couteau-suisse. Il est donc important d’en choisir un bon ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en raison de sa taille, le compact peut s’emporter partout (ce qui n’est pas le cas d’un beau réflex avec 5 objectifs…), pour une qualité d’image tout à fait satisfaisante (et même souvent excellente pour un usage normal). Pour des raisons que j’expliquerai un autre jour, il est important de souligner d’ailleurs qu’un compact est souvent plus performant pour certain type de photo (les macros, notamment) que de gros réflex !
De plus, il existe des modèles étanches, permettant la photo sous-marine aussi bien qu’à l’air libre. La plupart des compacts permettent la vidéo, ce qui peut être un plus appréciable dans certains contextes (soirées, etc).
Pour toutes ces raisons (et également pour son prix), le compact est le vrai indispensable à avoir toujours à porté de main.
- Le bridge :
C’est le format le plus controversé. Le bridge est à mi-chemin entre le réflex et le compact, mais ne présente ni la mobilité de l’un, ni le côté modulable de l’autre. Le bridge est encombrant, lent, et on pourrait le comparer à un réflex verrouillé, avec un seul objectif disponible (mais couvrant souvent une plus large gamme qu’un objectif de réflex, il faut le reconnaître).
A mon avis, il s’agit d’un achat dispensable (et dont je me suis dispensé) : soit vous voulez vraiment faire de la photo, et il vaudra mieux investir dans un réflex entrée de gamme, qui permettra une réelle évolution, soit vous voulez un truc plus standard, et là le compact fera souvent mieux pour le même prix.
- Le réflex :
Considéré par beaucoup comme le « vrai » appareil, qu’il FAUT avoir, je préfère vous prévenir : il vaut mieux un compact bien utilisé qu’un réflex mal maitrisé. Côté qualité d’image, le gain ne sera visible que pour certains types de sujets bien particuliers, dont 99% des utilisateurs n’auront jamais besoin. Donc oui, c’est bien pour frimer, mais vraiment une mauvaise affaire si vous ne vous penchez pas sur la question.
Ce petit préambule fait, il faut reconnaître que pour qui s’intéresse à la photo, le réflex (complété par un bon compact) est le seul choix qui permette d’atteindre les résultats souhaités : de par la taille de leurs capteurs, de par les nombreux réglages possibles (encore une fois, réglages qui risquent de noyer le non-initié et de lui faire rater ses photos !), de par ses objectifs interchangeables, les modes rafales pleine taille à 3 images/seconde pour les plus lents… Le réflex permet un total contrôle de l’image, et s’avère indispensable si on veut faire quelque chose de poussé.
- Règle d’or : choisir selon son usage
Je ne dissuaderai pas quelqu’un qui s’est mis en tête de s’acheter un réflex avec ce texte. Mais au risque d’insister, ça peut être un mauvais choix. Il n’existe AUCUN appareil parfait, pas même les boitiers pro à 5000€. Chaque boitier correspond à un usage précis, et il vaut mieux prendre un appareil adapté à ses besoins que de vouloir le plus gros et le plus cher.
99% des gens utilisant un appareil photo s’en servent pour :
- faire des photos en soirée, pour les repas de famille, de beaux paysages, les vacances, et de temps en temps un petit cliché sympa un peu plus technique (souvent pour tester la fonction macro sur les fleurs du jardin de grand-maman). Le but est de mettre les photos en ligne, voire d’en imprimer quelqu’unes, rarement au delà d’un format A4.
Au risque de surprendre : pour ça, un bon compact actuel et des photos prises en 2 millions de pixels, c’est déjà largement assez. Je reviendrai sur la résolution plus tard, mais moi-même je ne shoote pas au delà (je vais m’y mettre à cause de certaines obligations auxquelles je serai peut être confronté pour passer pro, si un jour ça devait se faire, mais je n’en ai AUCUN usage). Et pourtant, j’obtiens d’excellentes impressions au format A4, qui ne pixellisent pas même à vingt centimètres (distance légale pour regarder une photo
).
J’ai lu récemment un pro qui ne se servait que des réglages pré-établis de son appareil. Sérieusement, vous pensez que vous avez plus de besoins qu’un professionnel ? A moins de vraiment vouloir faire de la photo artistique, je pense que non. Et par artistique, je n’entends pas « de jolies photos de vacances », parce que les modes « coucher de soleil » des compacts sont excellents, croyez-moi !
- Des milliards de pixels
L’argument commercial choc est souvent de vous promettre des millions et des millions de pixels. C’est à qui aura la plus grosse (quantité de pixels, donc). Il s’agit d’un argument foireux. Personnellement, j’en ai fait les frais quand j’ai dû changer mon téléphone portable il y a deux ans, téléphone dont je me sers parfois pour prendre des photos (c’est d’ailleurs comme ça que j’ai pris le goût) : j’avais de bien meilleurs rendus avec un million de pixels qu’avec deux !
Pourquoi ? Le nombre de pixels va déterminer la résolution de votre image, certes. Mais ce qui compte, c’est surtout la taille de votre capteur. C’est « le bidule sur lequel on met les pixels ». Or tous les appareils d’une même famille ont des capteurs de taille semblable : la plupart des compacts aujourd’hui ont des capteurs 2/3″ (6,6×8,8 mm) ; chez les réflex, c’est très variable, mais 15x22mm est déjà un très bon format. Il existe également des appareils « full frame » qui montent à 24x36mm.
Bref, peu importe les chiffres : sur cette surface, on doit mettre un nombre donné de cellules sensibles à la lumière. Plus on doit en mettre au mm², plus on doit prendre des cellules de petite taille, et donc de faible qualité.
Imaginez que vous possédez un champ de 10m sur 5m. Soit vous plantez deux chênes massifs, soit trente bouleaux. Alors oui, d’un côté vous aurez plus d’arbre, mais côté qualité du bois…
Bref, avant de regarder combien de millions de pixels on vous promet, jetez un oeil à la taille du capteur, et souvenez-vous qu’il vaut mieux moins de pixels de meilleure qualité que plus mais pourris. Règle empirique (avec ses limites évidentes) : pour le même prix, prenez plutôt l’appareil qui n’a « que » 6 millions de pixels plutôt que celui qui en a 12. Vous aurez un bien meilleur rendu.
Mais à quoi ça sert, tous ces pixels ?
Pour une utilisation lambda (impression A4), à rien. Inutile de dire que si vous vous en servez juste pour Facebook, c’est encore pire. 2 millions de pixels suffisent largement. A 6 millions, vous pouvez imprimer des affiches de plus d’un mètre avec une qualité parfaite à 20 cm. 10 millions, ça devrait être réservé pour un usage professionnel, avec impression à trèèèèès grand format. Certains appareils sortent aujourd’hui à plus de 20 millions de pixels : inutile de dire qu’il est totalement inutile de prendre des photos dans cette résolution. Même pour un pro. Vous trouverez des comparatifs sur le net sur le sujet : un photographe avait voulu faire un test en studio, et avait pris le même sujet avec deux boitiers de la même famille, l’un plafonnant à 10 millions de pixels, l’autre montant à 24. Après impression sur un format titanesque, que même « les pros de l’image » n’utilisent qu’exceptionnellement, il n’a réussi à voir aucune différence même en grossissant ensuite les rendus.
En fait, pouvoir monter dans de telles résolutions ne sert qu’à une seule chose : le crop. Si vous ne savez pas ce que c’est, c’est que vous n’en avez pas besoin.
Il s’agit en fait de pouvoir faire du « recadrage sauvage ». Simplifions : imaginons que vous ayez une belle photo, mais que seul un détail vous intéresse. Vous prenez ce détail, et paf, vous obtenez malgré tout une image de 5 millions de pixels. Cela ne veut pas dire que l’image serait aussi nette que si vous l’aviez prise correctement cadrée avec un appareil à 5M de pixels, mais juste que vous obtenez la même taille.
Le crop est une technique assez critiquée, et on vous répondra souvent que de toute façon, une photo ne peut être vraiment bonne et exploitable que si elle a été correctement cadrée dès le départ.
- Et le reste ?
A vrai dire, le reste dépendra de vos préférences personnelles. Certains appareils seront meilleurs pour la macro, d’autres intégrerons la vidéo, certains seront plus optimisés pour les hauts ISO (personnellement je ne monte déjà jamais au dessus de 800, je vois mal l’intérêt d’aller à plus de 100 000, à moins de faire de la photo sportive de nuit sans lumière extérieure…), ou au contraire auront une gamme descendant plus bas. Certains capteurs bloquent les IR et seront donc à proscrire si vous voulez faire de la photo infrarouge, d’autres sont étanches et iront sous l’eau, etc.
Si vous voulez investir dans le réflex, songez à l’évolutivité de votre boitier. Préférez une marque ayant un large choix d’objectifs et de filtres, c’est important. Au risque d’être caricatural, il n’y a aujourd’hui que chez Canon et Nikon que vous aurez de tels choix (même si Sony s’améliore grandement, la gamme Alpha peut être un très bon choix).
Attention toutefois : ce n’est pas parce qu’une marque est bonne pour le haut de gamme qu’elle sait faire de bonnes choses en entrée de gamme.
On en revient à la règle d’or : évitez le baratin commercial, sortez vous de la tête qu’il existe un boitier idéal (le plus cher n’est pas forcément le meilleur, le dernier sorti non plus), déterminez vos besoins réels, et cherchez l’appareil qui corresponde le mieux à ces besoins.
Il y a évidemment un autre point à prendre en compte, mais que je n’aborde pas tant il coule de source : le budget. Prenez un appareil qui coute ce que vous êtes près à mettre dedans… De manière générale, oubliez l’entrée de gamme : dans la guerre des prix, la première victime est toujours la qualité. Le but est de tirer les coûts vers le bas, et ça aura un prix qualitatif. A l’inverse, le très haut de gamme sert souvent de vitrine technologique, et il n’est pas indispensable de se ruiner pour quelque chose qui tient plus du gadget qu’autre chose : il vaut mieux attendre que la technologie se démocratise et se perfectionne, vous aurez quelque chose de plus abouti pour beaucoup moins cher d’ici quelques années. Les constructeurs investissent surtout sur des secteurs peu utiles à l’utilisateur moyen (et même avancé), donc vous pouvez taper dans le milieu de gamme sans problème.
Deux dernières petites règles :
- L’appareil ne fait pas le photographe. J’ai réussi deux de mes clichés préférés avec un téléphone portable 1 million de pixels. Du beau matériel pourra améliorer les rendus et vous donner un plus grand contrôle, mais c’est tout.
- L’avancée technologique a une limite : les règles de l’optique. Il n’existera jamais un appareil parfait pour tout et par tout, car les constructeurs sont confrontés à des choix liés à la réalité physique… Et il en sera toujours ainsi !
Exemple pratique :
Histoire de montrer un peu le raisonnement suivi, je vais vous expliquez ce qui m’a poussé à choisir mon futur boitier.
Il me fallait quelque chose me permettant un grand contrôle, avec une vaste gamme d’objectifs, et donc un réflex numérique Nikon ou Canon. J’ai comparé les produits des deux marques. Faisant surtout des paysages / natures mortes voire peut être des portraits, j’ai choisi de m’orienter vers le full frame (les capteurs les plus grands qui existent actuellement en photographie numérique), afin d’avoir la meilleure qualité d’image possible.
Chez Nikon, l’accent était mis sur les hauts ISO, dont je n’ai personnellement pas un usage très poussé. Chez Canon, j’ai en revanche été séduit par la possibilité de descendre à 50 ISO : pour les paysages, j’ai besoin de temps de pause long, et il me faut donc la sensibilité la plus faible possible. En Full Frame, Canon propose le EOS 5D Mark II : les inconvénients de ce boitier concernent un autofocus un peu léger (mais au regard de mes besoins, je fais mes mises au point manuellement), et un mode rafale à « seulement » 4 images par seconde. Petit bémol, il n’est pas tropicalisé (fermé vraiment hermétiquement, pouvant résister à plus de 80% d’humidité), et ne dispose pas de flash externe.
C’est en ayant bien conscience de ces lacunes que je l’ai choisi. Je sais qu’il sera un outil précieux pour l’usage auquel je le destine, mais qu’il ne sera pas d’une polyvalence parfaite, notamment pour la photo animalière (où monter à 10 images secondes ou plus aurait été un net avantage… mais qui se serait fait au détriment de la taille du capteur).
Voilà, j’espère que ce petit guide vous aura aidé à y voir un peu plus clair ^^.
Premières prospections
1/01/10
C’est pas tout ça, mais il va peut être falloir songer à mettre du contenu. Alors je vais vous tracer les grandes lignes.
- Pour commencer, comment être sûr que je vais poster plus ? Je comprends le scepticisme de certains, mais positivons. Même si ce n’est pas une garantie, j’ai mis ce blog en page de démarrage sur mon navigateur, et mine de rien, ça ne peut que m’encourager à rajouter un petit truc de temps en temps. De plus, je ne me suis pas pris la tête pour savoir comment l’organiser de manière rigoureuse, cette fois (oui, je sais, y aller à l’arrach’, ce n’est pas la première fois non plus). Dernier point : je sais que les choses vont commencer à se calmer, notamment côté études. Il me reste mes partiels de M1, mais si tout se passe bien, ces notes me permettront d’accéder à un M2 qui me plaira, et ma quantité de temps libre explosera. Il ne me restera qu’à finir mon M1, mais le second semestre comptera beaucoup moins pour d’hypothétiques dossiers (soit je suis pris avec mes notes du semestre 1, soit je m’oriente vers des concours, quoiqu’il en soit, moins de pression pour les résultats fac). Bon, on verra bien en temps utile, mais partir défaitiste ne me semble pas une solution de la mort…
- Avec qui vais-je remplir ce blog ? Vaste question, mais peut être simplement avec ce qui me passe par la tête. J’aimerai mettre plus de « multimédia », comme on disait dans les années 90 : partager mes goûts musicaux éclectiques et discutables, rajouter des screens quand je parle films ou jeux, des photos tout court… Bref, faire quelque chose de plus vivant. Pour ça, je vais bientôt me doter d’un nouveau boitier photo. Je sais que VLC permet de faire des captures d’écran quand on regarde une vidéo. J’ai trouvé un petit plugin pour WordPress qui me ravi côté son. Fraps pour les vidéos de jeux. Il ne me reste qu’à configurer tout ça correctement : je vais probablement faire table rase sur mon PC fixe après les partiels, histoire de pouvoir mettre tout ça au propre (et éventuellement, si les choses se passent bien côté finance, et peut être d’ici quelques mois… investir dans un portable Alienware, histoire de faire le petit plaisir geek ultime, mais qui me permettra surtout d’avoir une vraie station de travail mobile pour les virées photos ; enfin bon, ça on verra hein).
- Ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai fait le tri dans mes contacts MSN (si vous n’y êtes plus, ça ne veut pas dire que je vous hais, hein, juste qu’on ne se parle pas forcément beaucoup en ce moment). Le but est d’être un peu plus réactif, et de pouvoir mettre des choses plus personnelles. Notamment, faire partager ce blog. Avoir des lecteurs que je connais, ça ne pourra que m’encourager !
Bon, et du coup, côté contenu ?
- Des trucs sur ma vie en général, ce que je fais, ce à quoi je pense, etc.
- Toujours partager des musiques, mais avec peu de blabla. Je ne suis pas doué pour ce secteur là, et mes goûts trop (a)variés ne donneront pas de bons articles. Je peux vous faire découvrir des groupes, mais Wikipédia et Google seront plus efficaces que moi pour en parler.
- Toujours les films, parce que ça, ça me plait d’en parler. Je vais essayer de mettre des screens (donc pour les films DVD plutôt que ciné…), mais je n’aime pas prendre des images trouvées sur le web. Pas d’extraits a priori, sauf si je trouve vraiment un passage exceptionnel et « correspondant à un format YouTube » (genre un speech bien senti et sans spoiler…). On verra. Peut être des séries, tiens, d’ailleurs.
- Peut être plus de trucs sur les jeux vidéo. Avec les prix cassés de Steam pour les fêtes de Noël, j’ai fait le plein, et même sans faire de test « pro », donner mes impressions rapidement. Je devrais pouvoir ajouter screens et extraits sans trop de problème, et ça peut être intéressant d’expliquer certains jeux, en les remettant dans le contexte, expliquer ce qui fait l’intérêt d’une licence, etc. Mais donc non, pas de test pro, et pas du tout en rapport avec l’actualité (j’ai perdu le fil, et j’ai un stock monstrueux de « oldies » à faire).
- La photo, évidemment. Je veux vraiment passer à la vitesse supérieure, avec du matériel qui tienne vraiment la route, perfectionner ma technique, et me faire une galerie conséquente de RAW en haute résolution. Donc autant vous faire partager ça ! (Au passage, je referai peut être une galerie Deviant Art, pour avoir un peu de visibilité sur le net, mais « à terme », quand j’aurais déjà un petit stock et des choses intéressantes à mettre ; mais vous serez prévenus quand ça se fera)
Voilà, c’est un peu ce qui me vient, là, comme ça. Peut être d’autres choses (des recettes de cuisine avec des photos du résultat ? XD), qui sait ?
Reboot
1/01/10
Salut à toutes et tous,
Avant toute chose, soyez les bienvenus sur ce blog.
Je profite de ce début d’année pour reprendre à zéro. Nouveau nom de domaine (ou plutôt retour aux sources), nouveau blog, nouveau thème. Après de nombreuses pérégrinations sur le cyberespace (c’est bô présenté comme ça !), j’ai décidé de relancer une nouvelle fois la machinerie. Mais cette fois, pour une bonne raison.
2009, qui s’est éteinte hier aux alentours de 23h59, aura été une bonne année, globalement. Pas forcément la meilleure de toutes, mais un crû appréciable, et ça ne fait pas de mal de le souligner. Je ne rentrerai pas dans le détail ici, mais je me retrouve au début de cette nouvelle année avec plusieurs cartes en main, des objectifs, et des choses qui évoluent dans le bon sens (enfin j’espère). Sans me lancer dans de grandes résolutions (je revois certaines prétentions de ce blog à la baisse, c’est pour vous dire !), j’ai envie d’un petit coin où raconter un peu ma vie, ce que je deviens.
A vrai dire, je suis parti du constat que si je bloggais peu, c’était un peu parce que ma vie était en standby. Mais après l’enchainement de ces six dernières années, sans temps mort pour respirer un peu, je sais que les choses devraient commencer à se dégager d’ici quelques mois (voire semaines ?). Enfin ! Alors ça sera l’occasion parfaite pour me lancer dans quelques investissements, avoir du temps libre… Et le mettre à profit.
Je parle, je parle, mais au final, qu’est-ce qu’on peut attendre de ce blog ?
C’est justement là, le point : je ne sais pas. Il évoluera au fil des envies : de la musique pour vous faire partager des coups de coeur, quelques éléments sur ma petite vie, sur les films / livres / jeux que je découvrirai, … Bref, des choses plutôt classiques. Et un petit élément important : le retour de la photo.
Bon, ok, ceux qui m’ont suivi ces dernières années savent qu’elle n’est jamais partie bien loin, même quand je n’en publiais plus ou n’en retravaillais pas des masses. Le fait est que j’avais l’impression d’avoir atteint un certain plafond avec mon matériel, et que je me retrouvais face à un choix : investir et m’investir, ou laisser de côté. Grâce à des circonstances favorables, et un regain de motivation (oui, j’ai entendu les trois pessimistes dans le fond, « pour combien de temps ? »…), j’ai opté pour la première solution. Attendez-vous donc à quelques explications (tirées de mes maigres connaissances en la matière, pardonnez par avance mes erreurs !), et quelques petites nimages de temps en temps.
Comme je sens que ça commence à devenir long, cette petite intro, on va résumer :
- retour au blog, vu que le temps se dégage.
- il y aura un peu de tout là dessus, on verra avec quoi je le remplirai quand j’aurai fait les investissements/installations nécessaires pour faire ça correctement.
- le thème de ce blog est fonctionnel, vous noterez qu’il y a un accès au flux RSS, à mon Twitter pour ceux qui veulent suivre ce que je fais un peu plus quotidiennement…
- notez qu’il y a une page « Playlist », avec quelques petites chansons (cliquez sur Lecture, puis utilisez les flèches pour choisir). Je rajouterai de temps en temps quelques titres, notamment lorsque j’en parlerai sur le blog (ou que j’aurai envie de faire partager un truc, pas forcément pour ses qualités intrinsèques, mais parce que je l’ai dans la tête pour une raison ou une autre).
- je sais qu’il est facile de dire que je n’écris que pour moi, mais c’est sûr que savoir que je suis lu m’aide à trouver la motivation de continuer.



