Archives pour mars, 2010

Maintenant je pardonne à la douce fureur...

Maintenant je pardonne…

Maintenant je pardonne à la douce fureur
Qui m’a fait consumer le meilleur de mon âge,
Sans tirer autre fruit de mon ingrat ouvrage
Que le vain passe-temps d’une si longue erreur.

Maintenant je pardonne à ce plaisant labeur,
Puisque seul il endort le souci qui m’outrage,
Et puisque seul il fait qu’au milieu de l’orage,
Ainsi qu’auparavant, je ne tremble de peur.

Si les vers ont été l’abus de ma jeunesse,
Les vers seront aussi l’appui de ma vieillesse,
S’ils furent ma folie, ils seront ma raison,

S’ils furent ma blessure, ils seront mon Achille,
S’ils furent mon venin, le scorpion utile
Qui sera de mon mal la seule guérison.

Joachim Du Bellay

Article « very related » avec le précédent.

Mais ça fait du bien de replonger un peu dans ces vieux vers. Je me suis remis à Noailles, Mallarmé, Sponde, Corbière, etc. C’est plaisant de retrouver quelques piliers solides qui écartent la fièvre de ces derniers temps.

Et puis ça confirme qu’on ne se refait pas…

Delusion

Delusion

Long time no see.

In my dreams.

Il y a des jours comme ça,

Où je resterais bien dans les bras de Morphée.

Ou dans les Siens.

Pour en profiter.

Encore.

Encore un peu.

Juste une minute de plus.

Ou une heure.

Ou plusieurs.

(Ou toutes.)

… … …

Sous le voile des songes.

Dans les brumes de la nuit.

Dans la quiétude de la couette.

Dans la candeur désillusionnée de quelque phantasme délusionnel.

Putain de réveil à la con.

NB/ Au cas où, tout va bien, hein.

Runaway

Trois chansons, trois époques, trois blessures. Un seul titre : runaway.

Je n’ai toujours pas décidé de la quantité d’intimité que je m’autoriserai à déverser sur ce blog. Mais je me suis dit qu’exceptionnellement, il y en aurait un peu plus. Parce que ces choses me trottent dans la tête, parce que ça ne peut pas faire de mal de rappeler d’où je viens et de permettre à ceux qui me lisent de mieux me connaître. Et de toute façon, si je change d’avis, il me suffira de mettre un mot de passe. [NdR : et puis au final, ce n'est qu'une petite partie...]

Voilà qui va nous emmener à la découverte de trois chansons portant le même titre : la version de Linkin Park, la version de Stratovarius, et la version de Groove Coverage.

(Et donc non, je n’ai pas honte de ce que j’ai écouté sur ces périodes :P )


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Linkin Park – Runaway

A constant wave of tension
On top of broken trust
The lessons that you taught me
I learn were never true
Now I find myself in question

[...]

I wanna run away
Never say goodbye
I wanna know the truth
Instead of wondering why
I wanna know the answers
No more lies

C’est peut être la chanson que j’arrive le mieux à situer : c’était Mathieu qui m’avait fait découvrir cet album. Le seul ami que j’ai tenté de garder après son départ. A l’époque, j’avais pris l’habitude que les personnes avec qui je me liais d’amitié disparaissent de ma vie dans l’année, souvent par déménagement. Cette fois, j’avais décidé de ne pas laisser faire les choses, et d’essayer de préserver cette amitié. Bref, il avait amené Hybrid Theory en venant chez moi après son déménagement sur Aix. On était jeunes et cons, et ça se passait plutôt bien. Cet été là, on est parti aux Etats-Unis ensemble. J’ai passé un mois dans une famille d’accueil très typique (mère prof d’école, père à la workfactory buvant de la bière devant le baseball, fils militaire…), loin de chez moi, croisant régulièrement Mathieu et les autres découverts sur place, répartis dans d’autres familles. J’ai des tas de souvenirs là-bas, que je n’aurai pas la place de détailler ici. A cause de mes insomnies du réveil, j’ai commencé à squatter le forum de Morrowind (avant que le jeu et le forum ne deviennent un véritable refuge). J’ai passé un séjour plutôt sympa, je dois dire, mais j’avais malgré tout hâte de retrouver mon univers à moi, ma chambre, mon PC.

C’est au retour, quand j’ai remis les pieds en France, que les choses se sont gâtées. Toute ma famille était venue me chercher à ma descente du tarmac. C’est sur le parking même, alors que je mettais ma valise dans le coffre de la voiture, que mes parents m’ont appris la nouvelle : mon père avait quitté la maison. Ma mère et lui se séparaient.

Non, je ne suspectais rien, j’avais été consciencieusement mis à l’écart du reste de la famille. Que mon père quitte le domicile familiale, passait encore : je n’avais pas l’habitude de l’y voir bien souvent, de toute façon. Malheureusement ça coïncidait avec l’époque où ma soeur partait également, ce qui voulait dire que nous allions passer de quatre à deux. Mais le pire fut ce que je découvris en arrivant : une maison désolée, vidée de la plupart de ses meubles. D’autres meubles, sortis de placards, tentaient maladroitement de combler les grands espaces vides. La fin d’une époque, et le début de beaucoup de galères…

C’est à ce moment là que j’ai perdu contact avec Mathieu. Je plaide coupable, c’est moi qui ai arrêté de répondre. Chemins trop différents avec le temps, distance, mauvais souvenirs de cette époque… Ca a renforcé mes difficultés relationnelles : dur de s’impliquer quand même en se donnant les moyens pour maintenir une amitié en vie, ça finit par ne plus marcher.


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Stratovarius – Runaway

Was it just a game
Only doubts remain
We’re drowning in the pain.

Cette fois, c’est Camille qui m’a fait parvenir du Stratovarius (et mon premier Sonata). Période du lycée. Période pas facile… Seul avec ma mère qui tombait en dépression. Pas facile de se concentrer dans une époque déjà complexe à titre personnel, quand on entend des phrases du genre « De toute façon, ma vie est finie, et dès que tu auras ton bac, je me suiciderai, tu n’auras plus besoin de moi », au petit matin. J’ai dû trouver la force de vivre, non seulement pour moi, mais aussi pour elle. Surmonter mes propres problèmes, et trouver les mots pour aller de l’avant, et la trainer pour lui faire retrouver le goût de vivre. Ce ne sont pas les parents qui doivent prendre soin de leurs enfants, normalement ? D’autant plus difficile, quand mes propres souvenirs sont revenus, sur des évènements que j’avais très bien enfouis jusque là…

Run away
I will remember ’til I die

Je me souviens surtout d’un évènement en particulier, plus tard, quand elle avait rencontré quelqu’un de purement détestable. Je me souviens du temps, une fin d’après-midi, avec un ciel chargé. Mais pas de pluie. Je me souviens de mon « beau-père », assis sur cette chaise, tirant d’un carton une arme de défense alors qu’on rangeait un débarras. Je me souviens de son rire imbécile, de sa nonchalance coupable. Je me souviens à quel point nous nous sommes figés, incrédules, quand il nous a braqué, pensant que c’était un jouet. Je me souviens du poids de cette arme. Je me souviens avoir fait un pas en avant et tendu un bras pour protéger ma famille. Je me souviens de la détonation. De l’odeur de la poudre. Et de la douleur, cette douleur irradiante. Je me souviens parfaitement de l’endroit précis de l’impact.

Je me souviens qu’il ne s’est jamais excusé. Mais que ça a été sa dernière journée dans notre famille : dernière boulette d’une longue série. Comme quoi, à quelque chose malheur fut bon.


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Groove Coverage – Runaway

OoO I want to runaway
As long as you are by my side
I’m singin’
OoO I try to runaway
But I can’t find a place to hide

Plus délicat de faire remonter à une date précise. Je me souviens avoir découvert Groove Coverage sur un CD acheté pour l’organisation d’un réveillon, avec God is a girl. Ayant bien accroché, j’avais cherché ce qu’ils avaient fait d’autre, et Runaway m’est restée en tête. Elle est revenue régulièrement faire un petit tour dans mes playlists, mais elle représente surtout la techno dans son ensemble. Oui, je sais quand on dit techno, on pense à un Jacky avec sa voiture tunnée et ses néons fluos. Pour moi, ça représente surtout une lointaine époque où je composais sur de vieux logiciels (un dont j’ai oublié le nom, avant de transiter sur la gamme eJay). Fin de primaire, début collège. Découverte de nouvelles atmosphères, de nouveaux sentiments.

Epoque où je me suis focalisé sur la création après avoir vu mon meilleur ami renversé par une voiture, baignant dans son sang, alors que les secours commençaient juste à arriver. Plutôt traumatisant, surtout quand tout le monde s’en fout dans votre entourage direct. Il est resté une semaine dans le coma, et à son réveil, il avait perdu la mémoire, et totalement changé niveau personnalité. Il était devenu quelqu’un d’autre. Pour moi, l’ami que je connaissais était simplement mort.

Mon anniversaire tombait peu après, j’avais invité des amis de mon ancienne école, et de mon nouveau collège. Engueulades, grosse crise de celui fraichement sorti du coma… N’étant déjà pas fanatique de ce genre de journées, j’ai juste laissé tomber. Je n’ai plus fêté mon anniversaire depuis mes 12 ans, en dehors d’un cadre familial restreint. Simplement plus le goût.

Je n’ai plus jamais revu cet ami après ça. Après l’écriture et le codage, je me suis tourné vers la musique, fut-elle électronique, afin de m’y immerger totalement. La rédemption par la création… J’ai encore de vieux mix qui trainent sur d’anciens CD, j’en avais un bon paquet, à force. Et j’ai fini par arrêter, peinant à me renouveler dans le domaine.

Pourquoi cette chanson en particulier, en dehors de son titre qui la place tout naturellement dans cet article ? Pour ça :

No, I am not
Your fucking second choice

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui…

Ce ne sont que les blessures les plus « évidentes ». Les cicatrices plus profondes, je les garde pour moi. Mais ça vous permettra peut être de mieux me comprendre. Comprendre pourquoi je peux avoir l’air froid, ou grave.

Même si, des histoires de famille, on en a tous.

Les mots clés de fin mars 2010

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« Je laisse ça là » (et j’aimerais bien qu’on m’explique comment certains redirigent ici XD)

Gratination

La gratination légumeuse

EDIT / Légumeuse est un néologisme fondé sur légume. Merci de ne plus confondre avec les légumineuses, au titre desquelles on trouve le soja, les pois, les fèves, les haricots, etc.

Voilà, on va continuer dans la liste des recettes débiles, pas compliquées, qui ne demandent rien mais qui ne sont pas mauvaises.

Si vous m’avez fait confiance pour finalement essayer ça, mais que vous avez été malade pendant trois semaines, vous vous retrouvez avec des concombres sur les bras. En plus, alors qu’on croyait que le printemps était de retour, il fait à nouveau un temps dégueulasse, et puis les partiels approchent alors il va falloir un truc à manger sur cinq jours. Heureusement qu’on est dimanche, et qu’on a le temps de préparer la gratination légumeuse.

Cliquez sur l’image pour agrandir (comme d’habitude, d’ailleurs) : si ça ne vous donne pas faim, c’est que vous avez déjà mangé.

Donc non, je ne m’améliore pas pour les titres, effectivement. Donc gratination, parce que ça se rapproche du gratin, mais étant dauphinois, je ne peux pas appeler « gratin » un truc dans lequel il y a du fromage. Et légumeuse, parce qu’il y a des légumes. Des ombellifères et des cucurbitacés (nan, ne partez pas, ce sont juste des carottes et des concombres).

Bon, la liste de ce qu’il faut cette fois, pour reprendre la recette du jour même si certains trucs sont dispensables (de toute façon, ne déconnez pas, c’est une base de gratin, vous mettez bien ce que vous voulez dedans !) :

- carottes
- concombres
- poivrons (verts, pour ma part)
-  oignons (souvenez vous, les surgelés c’est pratique et pas du tout égocentrique)
-  mozza
- du lait ou de la crème, selon les goûts
- accessoirement, un four et un plat à gratin

Donc on attaque par une casserole d’eau à faire bouillir (avec un peu de sel), on prend les carottes et les concombres, on lave on épluche si on préfère (ou si on est feignant comme moi, on racle vite fait à la peau avec un couteau, et puis voilà, de toute façon c’est plein de vitamines il paraît : la science au secours de la flemmite aiguë),  puis on coupe en petites rondelles toutes innocentes qu’on pourra ensuite plonger à loisir dans l’eau bouillante pendant 15 minutes (le week end réveille mes instincts sadiques, et puis ça fera une petite private joke sur le cri de la carotte). Ca laisse le temps d’aller chercher le sopalin (cherchez à côté de votre écran de PC…), parce qu’une fois que les légumes seront prêts, il est préférable de les déposer sur un truc absorbant : c’est gorgé d’eau, et en cuisson, ça ne sera pas top.

Les 15 minutes passées, finissez votre paragraphe de DIP (on n’est pas à une minute prêt, hein), allumez le four (pas trop trop chaud, ce n’est pas une pizza, et vérifiez que la grille soit bien à mi-hauteur), puis allez égoutter les légumes, avant de les poser sur l’essuie-tout. Mettez une première couche dans votre plat à gratin, émerveillez-vous de ce mélange de couleurs, rajouter un peu de lait/crème, puis recouvrez d’une bonne dose de mozza, quelques oignons et des morceaux de poivrons (si vous ne les avez pas encore lavés, il serait peut être temps d’ailleurs). Regrettez de ne pas avoir pris des poivrons rouges, ça aurait été plus joli chromatiquement (tendance sémaphore).

Mettez une deuxième couche de carottes/concombres, un peu de lait/crème, et si le coeur vous en dit, une nouvelle couche de poivrons / mozza sur le dessus.

Placez votre plat à gratin ainsi rempli dans votre four, et partez faire une petite sieste (après tant d’efforts, c’est la moindre des choses). Repassez de temps en temps pour vérifier que la carbonisation n’est pas encore à l’oeuvre. Quand ça vous semble opportun, sortez et dégustez.

En passant, il peut être utile de sortir le plat du four et de vider un peu d’eau rendue dans un évier (ou dans une plante verte si elle aime l’eau pleine de nutriments, fut-elle en ébullition) : en particulier avec les concombres, ça risque d’être trop liquide autrement.

Retournez faire la sieste : vous ferez la vaisselle demain, et puis il pleut encore et on nous a volé une heure de sommeil.

divide zero

1 égal 2

Aujourd’hui, nous allons démonter quelque chose qu’on retrouve souvent sur le net (notamment sur un site dont on ne doit pas dire le nom -aucune affiliation avec Hastur) et ailleurs :

a = b
a+a = a+b
2a = a+b
2a-2b = a+b-2b
2 (a-b) = a+b-2b
2 (a-b) = a-b
2 = 1

Seul petit problème : pour passer de l’avant dernière ligne à la dernière, on a fait une grosse erreur, à savoir diviser par zéro.

La petite démonstration passe bien étape par étape pour montrer à quel point tout est logique et tout s’enchaine (dans l’ordre : +a ; factorisation des a ; -2b ; factorisation des a-b à gauche ; calcul de b-2b à droite ; simplification par a-b).

Seul problème : la dernière simplification. « Simplifier » une équation, c’est effectuer la même opération des deux côtés, ce qui donne une nouvelle équation équivalente. Pour passer de « 2 (a-b) = a-b » à « 2 = 1″, on a donc divisé des deux côtés par « a-b ».

Or à la première ligne, on a posé que « a = b », ce qui veut dire que « a-b = 0″. Et la division par zéro est impossible.

On comprend mieux pourquoi…

Contrepoint

Contrepoint

Cet article développe le point de vue de son auteur. Il ne parle donc que de là où il en est lui-même, de ses envies et de ses besoins, sans vocation universelle. Chacun fait bien ce qu’il peut de sa vie, hein. La moralisation, ce n’est pas le genre de la maison.

On me souffle dans l’oreillette que ma super métaphore à base de verres n’est pas aussi cristalline que prévue. Rho, allez, c’était pourtant simple :

- deux verres, un plein, un vide : quelqu’un qui attend Godot l’Autre, et qui finit par boire tout seul à force d’attendre. (bon, en fait cette photo faisait surtout référence à une autre photo plus ancienne et plus explicite, …)
-  un seul verre plein de coca : Hell yeah, GTFO, l’Autre, je me débrouille tout seul !

Bon, je reviens à la charge avec un nouvel article, après avoir un peu réfléchi à ce que j’avais posté ce matin. Et j’ai changé d’avis (et pas seulement parce que l’article faisait un peu … enfin vous voyez quoi).

Parce que bon, faut arrêter de déconner cinq minutes. Certes, je suis un jeune homme plein d’entrain qui regarde les papillons butiner avec force les fleurs qui recommencent à éclore, mais j’ai surtout d’autres chats à fouetter en ce moment. J’emprunte quelques mots de maître Pierre, Desproges cette fois, pas le fiscaliste :

« Ce n’est pas parce que l’homme a soif d’amour qu’il doit se jeter sur la première gourde venue ».

Oui, j’ai dû la citer sur tous mes blogs, celle-là…

Et donc non, je ne traite pas le sexe opposé dans son intégralité de gourde. Je ne traite pas plus de gourdes les jolies jouvencelles que je côtoie au jour le jour ! Bon, une autre, peut être plus explicite, d’une autre personne :

Les gens ne sont pas des médicaments.

Soyons clair :

- d’une part, « ce n’est pas le moment ». Partiels qui approchent, TD qui s’accumulent, dossiers à faire pour l’année prochaine, amitiés à préserver et approfondir, pile de DVD, le Gamemaster Compendium qui sort dans une semaine, mon « nan c’est pas un régime mais je fais attention quand même » (qui m’a permis ce matin d’être à mon poids le plus bas depuis un an au moins), … Bref, me reconcentrer un peu sur ma personne. Pas trop le moment d’aller batifoler (et de toute façon, comment expliquer à une fille qu’en écrivant « batifoler », la première chose qui me vient à l’esprit, ce n’est pas une grande prairie dans laquelle se rouler en mode Anakin / Padmé, mais Batiffol, l’illustre auteur de DIP ? Ah moins de tomber sur une geek du droit, ça ne va pas le faire).

- d’autre part, pas de « crush » assez important en ce moment pour mériter que je m’y penche sérieusement. J’ai mes travers et les mauvais goûts que l’on me connait, et bien il faudra déjà que je croise quelqu’un avec qui ça puisse se télescoper gentiment (l’image du télescope est en fait carrément douteuse, maintenant que j’y pense, mais c’est parce que j’ai un esprit déviant). Je ne parle pas d’une adéquation parfaite, « faut pas déconner », mais juste avoir l’impression qu’on a des préoccupations vaguement semblables. Même de loin, ça m’ira.

Après, il faut être honnête… Si quelque chose d’intéressant à vivre semble se profiler, je ne vais pas cracher dessus juste pour le fun. Et je sais que les hormones risquent d’être difficiles à tenir. Il faudra faire la part des choses, me souvenir où sont mes priorités, et savoir ce que je suis prêt à accepter comme compromis.

Pas toujours évident de savoir ce qui est bon pour soi, à vrai dire.

Alone

Alone

C’est le printemps… Le soleil qui revient, les vêtements qui se réduisent pour laisser apparaitre épaules et décolletés, chaleur étouffante dans les amphis surpeuplés par la gente féminine, et toutes ces gentilles petites choses qui feraient passer Patrick Coutin pour un enfant de choeur. Je me suis surtout rendu compte que ça faisait maintenant plus de deux mois que j’étais officiellement célibataire, et sans rien de potentiellement viable en vue. Ce qui constitue, quand j’y pense, ma plus longue période de tout-seulitude depuis au moins 5 ou 6 ans (pas que j’ai enchainé non stop, mais il y avait quand même toujours quelque chose « en cours »).

Ce qui me déprime un poil, c’est qu’a priori, avec les interros de « mi-semestre » et les partiels qui arrivent, cet état de fait devrait se prolonger jusqu’au mois de juin minimum. Sauf si je me bouge (par exemple si j’avais accepté de sortir l’autre soir et de rencontrer l’amie a priori célibataire d’une partenaire de banc d’amphi).

Qu’on se le dise : je ne sais pas où je vais dans trois mois, et la solitude ne me dérange pas en elle-même. Seulement voilà, c’est un peu dur de tenir le rythme sans entourage affectivement engagé. Et puis, merde, c’est le printemps…

Donc ça me dirait bien de croiser la route de quelqu’une, pas pour une grande histoire, mais pour de bons moments, une fille avec qui je me sentirais bien et réciproquement, avec qui partager, le temps de quelques soirées dans le mois, un ciné, une soirée DVD, un resto, de la tendresse et du sexe torride. Rien de plus. Non, vraiment rien de plus en ce moment ! Partir à l’aventure de terres inconnues, découvrir de nouveaux parfums, appréhender de nouvelles angoisses (toutes les filles sur Terre sont angoissées quand il n’y a plus de lumière, si si, je vous assure), se frotter à d’autres peaux et oublier dans quelques sourires et brassées, les TD, le chômage, la peur de la mort, les incertitudes, le r’n'b, le manque de sommeil… Le manque de sommeil ? Ah ouais, en fait ce n’est pas forcément un bon plan.

On va s’en tenir aux paroles de Coach : laisse une chance à la vie de te surprendre. Wait’n'see.

Assiette du jardin

L’assiette du jardin

Bon, allez, comme celui-là vous avait plu (même si au final je ne crois pas que quiconque ait essayé chez lui XD), je continue de surfer sur la vague « toi aussi, donne du goût à ton assiette ». Il va sans dire que plus encore que la dernière fois, cette petite recette s’adresse plus à ceux qui ne savent pas du tout cuisiner mais qui cherchent à égayer un peu leurs repas (non parce que franchement, ça me fait mal de parler de recette pour ça !). Je privilégie des trucs TRES simples, qui ne demandent pas de matériel ni de produits alambiqués, et qui demandent TRES peu de temps de préparation.

Pourquoi ? Parce que quand on est étudiant, on n’a pas toujours le temps d’aller faire les courses, d’où une liste de produits à très longue conservation, et qu’on n’a pas toujours le temps entre deux TD de passer une heure en cuisine. Donc tant pis pour ceux qui trouveront ça ridicule, ça pourra toujours servir à nos amis pressés qui n’ont jamais eu l’occasion de se mettre aux fourneaux.

Ingrédients simples, disais-je, et pour cause :
- une boite de petits pois (m’enfin vous pouvez bien le faire avec n’importe quoi d’autre, hein) : les conserves, ça se préserve.
-  une boite de tomates séchées : car puisqu’elles sont séchées, on peut bien les garder six mois dans son placard si on n’a pas l’occasion de s’en servir, ce qui est toujours pratique.
- des oignons surgelés : pas forcément le truc auquel on va penser, mais on finit par en mettre partout à force.

Si vous êtes pressé : hophop, dans une casserole, mettez les petits pois à fond. A côté, commencez à faire chauffer à feu assez vif une poêle, balancez des oignons surgelés et une quantité à peu près égale de tomates séchées découpées en petits morceaux. Allez vous chercher une bière et faites un tour sur Bash. Remuez un peu pour que ça ne colle pas. Finissez votre bière en regardant la Madame du jour. Plongez l’intégralité de la poêle dans la casserole, et laissez les finir de cuire ensemble, en remuant un peu si possible.

Voilà, plus qu’à servir dans une assiette, avec une tranche de jambon si vous êtes au régime, ou avec un rumsteack badigeonné de sauce béarnaise si vous êtes un vrai rocknrolla dans votre tête et que vous dites fuck au cholestérol.

Ca aura pris cinq minutes au total, vous pouvez garder tous les ingrédients pendant deux ans minimum, et ça changera un peu dans le livre de recettes de l’étudiant qui ne connait rien en cuisine.

RT

Il y a des temps forts dans la vie d’un homme. La première fois qu’on tombe amoureux, la première fois qu’on se rase, la première fois qu’on conduit sa voiture sans personne à côté, la première fois qu’on se retrouve tout seul dans son propre appart’, …

Et donc là, c’est un grand moment de ma vie : la première fois que je suis RT. Pour ceux qui ne connaissent pas trop Twitter, ça veut dire que quelqu’un, quelque part, a publié sur sa timeline un de mes tweets à moi.

Je pensais qu’il fallait prononcer une grande phrase qui rentrerait dans les annales de l’histoire, ou « buzzer » un lien de ouf guedin (wesh je tweet mon buzz, c’est trop hype t’asvu ?)… Ben en fait, là, non. Visiblement, suffit d’être d’accord sur le côté exaspérant d’un candidat d’une émission de télé.

Enfin voilà, c’est le début de la gloire, évidemment. Aujourd’hui, un RT sur Twitter, demain un groupe Facebook pour me rendre hommage, puis c’est l’engrenage : des hordes de stalkeuses qui ne rêvent que de coucher avec moi, une invitation au Journal de la santé, puis mon propre talk-show sur une chaine cablée. Après, je ne sais pas trop encore, soit partir vers la politique et devenir Président, soit une grande carrière dans le showbiz’ pour aller boire des cocktails à l’oeil. Remarquez, dans le premier cas, on peut aussi, il y a juste plus de gens qui veulent votre tête au bout d’une fourche. Bon, ça me laisse encore quelques semaines pour me décider, de toute façon.

Mais ne vous en faites pas, je penserai à vous quand je serai au sommet de l’échelle sociale, vous, mes fans de la première heure !

Qu’est ce qu’ils ont foutu dans mes Chocapics ce matin ?