Archives pour mai, 2010

Infectés

Infectés

Infectés est un film de zom… Ah non tiens, pas cette fois. Même pas vraiment un film d’infectés comme Planète Terreur, car il n’y a pas d’infecté mangeur de cerveaux. Non, juste une épidémie qui décime la population, la paranoïa qui s’installe et des êtres humains qui montrent que la gentillesse a ses limites. Et que ces limites arrivent vachement vite dès que tout le monde risque de crever au moindre faux pas.

Il va donc être question de suivre les quatre gugus de l’image ci-dessus, représentant non pas Bill, Louis, Francis et Zoey (ni Rochelle, Coach, Nick et Ellis), mais deux frères (la brute et le gentil intello), le premier avec sa copine, le second avec une pote de fac. Et clairement, les demoiselles font de la figuration tant la tension du groupe repose sur les deux mâles.

Ces quatre djeunz dans le vent tentent de rejoindre l’océan, en traversant le Texas, pour retrouver leur lieu de villégiature estival d’enfance au moins une dernière fois. Ils vont croiser toute une série de personnages et lieux qui vont les mettre à rude épreuve. On pourrait le résumer en gros par : « et toi, pendant combien de temps tu pourrais garder ton humanité si ta survie en dépendait ? ». C’était déjà plus ou moins le thème de 28 jours plus tard, où dans la deuxième partie le danger venait plus des militaires que des zombies/infectés.

Ici, pas trop de gore : l’infection se manifeste par un rash assez significatif et aisé à détecter, qui gagne tout le corps ensuite en épuisant la victime qui succombe d’elle-même. Tout repose donc sur la tension psychologique, et les relations difficiles entre les personnages.

La trame générale est assez transparente, mais les bonnes idées sont là. De plus, il va être possible d’admirer les magnifiques paysages, grâce à une photographie bien maitrisée sur les jolis environnements de l’Ouest américain (« étatsuniens », sinon je vais me faire taper par nos amis québécois). On sent qu’il s’agit d’un premier film, car les frères Pastor débarquent avec une certaine audace visuelle. Et cette fraicheur fait du bien dans un genre un peu moribond.

Bon, clairement, on sent que c’est un film à petit budget : ne vous attendez pas à de la surenchère visuelle ou de moyens : on est dans l’intimiste, le minimaliste, mais le film se prête bien au jeu. On pourra compter sur une bonne gestion des maigres ressources, parvenant à rendre cette infection crédible, ce qui était déjà un beau challenge.

Côté scénario, ça ne casse pas des briques avec une pelle à tarte, mais il y a de bonnes choses, et ça fait du bien de voir pour une fois des personnages de post-apo se lâcher un peu et faire des conneries (bon, « peu », dans l’ensemble, mais le passage au golf est défoulant et on sent qu’avec plus de moyens, il y aurait eu un peu plus de pétage de plombs).

Il y a une certaine délicatesse dans la mise en scène (je n’irai quand même pas jusqu’à parler de subtilité, hein, faut pas déconner non plus).

En bref, est-ce que le film vaut d’être vu ? La question mérite d’être posée quand les places de ciné peuvent atteindre les 9€ aujourd’hui… C’est discutable, car même si le film est sympathique, il transpire l’amateurisme (de qualité, certes, mais il est facile de repérer des petites erreurs comme l’ombre du caméraman sur une prise de vue de haut, etc). C’est un peu mollasson comme road movie, et dans le fond, il n’y a rien de bien extraordinaire à en tirer. Mais l’idée est originale, et le tout plutôt bien réalisé. C’est dans ces moments là que je suis content d’avoir un abonnement.

Kick Ass

Attention, trèèèèèèèèèès important : ne vous laissez pas avoir par la bande-annonce française qui a circulé un moment dans les salles : et pour une fois, je dis ça dans le bon sens pour le film !

Je n’arrive plus à remettre la main dessus, mais ça ressemblait en gros à une comédie lourdingue pour ados. Surpris par quelques bons échos, j’ai réussi à le voir avant qu’il ne disparaisse des salles. Et waw, c’est très bon.

Le film oscille entre réalisme et déjanté, mais attention, toujours sur une toile de fond mature et violente. Je ne parle pas de violence dans le sens millions de morts et hectolitres de ketchup, mais attendez vous à quelques bastonnades glauques et détaillées. Et des hectolitres de ketchup, de temps à autre.

Le pitch : un ado sans histoire (pas même un vrai geek, pour changer) se demande pourquoi personne n’essaie d’être un super-héros dans la vraie vie, et décide de tenter le coup. Sans formation, il se ramasse, mais qu’importe : pétri de bonne volonté et d’inconscience, il tente sa chance, en espérant que sa détermination compensera son absence totale de talent. Et grâce à YouTube, il finit par rencontrer le succès. Au point de finir par agacer Mark Strong (qui joue aussi le grand méchant dans Robin des bois en ce moment ! De plus en plus à la mode, depuis Rocknrolla), qui campe un mafieux local, mais aussi d’attirer à lui le personnage de Nicolas Cage (Big Daddy) et sa fille (Hit Girl), qui eux, s’entrainent depuis bieeeeen longtemps pour faire tomber le parrain…

Très honnêtement, je trouve justement dommage qu’il y ait ces deux derniers personnages, car le film aurait pu être vraiment grandiose s’il s’était concentré sur le côté réaliste. Avec eux, on retombe dans le cliché, justement dénoncé dans la (très bonne) scène d’exposition, et le film prend ses couleurs clairement barré. Tant pis, ça se contente d’être un très bon film.

Niveau mise en scène, c’est bien foutu sans être exceptionnel non plus. L’action est bien rythmée, les combats sont, selon les personnages impliqués, très crédibles ou très tournés vers l’esthétisme… Sur la technique, le gros point fort est clairement la musique. Que ce soit par l’usage de thèmes ultra classiques (pour quelques dollars de plus, 28 jours plus tard, …) appliqués à des scènes d’action très différentes, ou des musiques très bien choisies, c’est un pur régal.

Un film à voir, même s’il aurait gagné à être mieux défini à mon avis, car à force d’hésiter entre deux styles, on se perd un peu. Oui, je sais que c’est inspiré du comic du même nom, mais je pourrais sans doute faire le même reproche au-dit comic…

Cosmodésique toi même

Vous vous demandiez où j’étais passé depuis la fin de mes partiels ? Simple, dans la galaxie, traquant une menace dépassant l’entendement…

Oui, je jouais à Mass Effect, quoi.

Mass Effect est le dernier né de chez Bioware en matière de jeu de science fiction. Et malgré tout le bien que je pense des KOTOR, ils ont clairement bien fait de laisser de côté la licence Star Wars pour développer leur propre univers.

Bioware, c’est avant tout une des rares boites à avoir survécu dans le monde hostile des jeux vidéo. On les connait surtout pour les Baldur’s Gate, à l’origine, et plus récemment Dragon Age (après avoir abandonné la licence D&D pour développer leur propre trame et système, même si on reste très proche des poncifs du med-fant’). Leur autre grosse branche, c’est la SF, avec la licence Star Wars, dont ils se sont affranchis pour pondre Mass Effect, une série pensée dès l’origine comme une trilogie. On a l’habitude des effets de manche et des séries qui ne voient jamais le terme à cause du manque de succès des premiers épisodes, mais venant de Bioware, on pouvait rêver. Et avec le succès, tant critique que commercial, des deux premiers volets, il y a fort à parier que cette fois, les paris seront tenus. Pour le meilleur et… le meilleur.

Voilà, là c’est le moment de vous dire que je ne vais pas être objectif, et que Mass Effect est une licence que j’ai adoré, au point que je crois que pour la première fois de ma vie, je vais sombrer dans le fan-service et acheter les goodies (notamment les bouquins, peut être les comics, voire les DLC pour le 2 et peut être le hoodie N7 pour pousser le vice à son paroxysme XD Après tout j’ai déjà les BO des deux premiers…).

Alors, en deux mots : Mass Effect, c’est avant tout un setting de qualité, cohérent et bien pensé (à défaut d’être follement original, encore que !). C’est de la SF (je l’ai déjà dit, non ? Hum…), avec tous les poncifs du genre (voyage sub-luminiques et FTL, des stargates/jumpgates/Pandora’s Gate/relais cosmodésiques laissés par une race ancienne et disparue mystérieusement, la Force/biotique, des IV et des IA…), mais avec aussi de très bonnes surprises (les races dont certaines franchement originales, la place de l’humanité dans tout ça, du bon background à tous les étages, une certaine recherche scientifique pour ne pas dire trop de conneries…).

Et surtout, un scénario en béton (espérons que le trois soit à la hauteur des deux premiers, histoire de ne pas tout gâcher…), dont je ne peux pas trop trop parler.

Mais bon, rapidement, l’histoire :

Vous incarnez le commandant Shepard (petit hommage à SGA ?), militaire de l’Alliance humaine (les peuples de la Terre unis sous une seule bannière après le premier contact avec les races aliens), en mission sur le SSV Normandy. Officiellement, cette première mission consiste à tester ce fleuron de l’aéronautique, un co-développement humains/turiens, sous le commandement de l’Officier Anderson. Officieusement, le Normandy a pour mission de récupérer une balise prothéenne sur Eden Prime, une colonie humaine, et c’est une mission d’importance : les prothéens formaient une race très évoluée, disparue il y a 50 000 ans en laissant uniquement derrière eux quelques balises, les relais cosmodésiques et la Citadelle, une énorme cité volante qui sert de siège au Conseil galactique. L’enjeu est de taille, car le Conseil a envoyé Nilhus, un agent de ses forces spéciales, les Spectres, pour surveiller Shepard afin d’étudier sa possible intégration à cette unité d’élite.

Les choses vont se gâter à l’approche d’Eden Prime : les geths, une race mécanique qui s’est affranchie de ses créateurs, sont en train d’attaquer Eden Prime. Nihlus se fera trahir par un autre Spectre, Saren, et la balise sera perdue dans la bataille, non sans avoir déversé son contenu dans l’esprit de Shepard.

Il va falloir rendre des comptes au Conseil pour expliquer un tel fiasco. Mais vous êtes humain, et vous n’avez aucune preuve tangible pour incriminer Saren…

Voilà, pas de réel spoiler à ce niveau, puisque tout ça se passe pendant la première heure de jeu. Ca peut sembler un peu compliqué comme ça, mais en jeu, vous aurez tout le temps de vous aclimater, et très franchement, l’histoire se laisse suivre sans mal de crâne sur les deux premiers épisodes, pas d’inquiétude à avoir.

Le premier jeu va vous trimbaler aux quatre coins de l’espace concilien pour faire la lumière sur les motivations de Saren et déjouer ses plans. L’occasion de faire équipe avec plusieurs races qui peuplent l’univers de Mass Effect, et de découvrir les us et coutumes de chacun. Le second volet est dans la droite ligne du premier, et prolonge son histoire (jouer au deux sans avoir fait le premier serait VRAIMENT dommage, d’autant qu’on peut importer son personnage d’un épisode à l’autre) : il sera surtout question de constituer une équipe de choc pour lutter contre un terrible fléau, que le Conseil préfère ignorer, obligeant Shepard à utiliser les ressources d’une organisation pas très recommandable prônant la suprématie de l’espèce humaine (contre laquelle on aura pas mal lutté dans les quêtes secondaires du premier opus, à cause de ses recherches douteuses et actions para-terroristes). Beaucoup plus sombre et oppressant, il a souvent été comparé à « l’Empire contre-attaque » pour les Star Wars.

Mais si un mot devait représenter Mass Effect : épique. Shepard va devoir livrer des batailles dignes des bons gros films de SF, et attendez vous à de grands moments de bravoure, des choix déchirants à faire, et quelques petits coups de théâtre bien sentis.

Côté technique, c’est du tout bon : le level design est vraiment chouette, et avec toutes les options à fond, c’est purement magnifique. D’autant que Bioware a voulu rendre son jeu très cinématique, et le moindre dialogue va offrir des cadrages dignes de grosses productions. L’image a un grain particulier, avec des effets de flous distants, une modélisation des visages avec un réel travail sur les expressions faciales, etc. La musique est soignée, agréable et plutôt discrète dans l’ensemble, avec quelques envolées qui viennent souligner les temps forts. Pas grand chose à redire, à part quelques bugs pas trop méchants mais préjudiciables dans le deuxième volet (le premier étant plus « simple » et plus patché, il en présente moins). Les doublages sont excellents, et on ne sera pas surpris de retrouver de grands noms (oh, quelle surprise, Marc Alfos !). Point assez rare pour être souligné : les doubleurs français sont crédités, et dans le deuxième épisode, il est même clairement indiqué quel personnage ils doublent. Autre point positif : les mêmes doubleurs sont conservés d’un épisode à l’autre, même pour les personnages TRES secondaires.

Au niveau du gameplay, il y a une sacrée évolution entre les deux jeux, même s’ils sont tous les deux clairement orientés action. Le premier permet d’alterner des phases de combat à pieds et en mako, un véhicule tout terrain qui défie les lois de la pesanteur. Ces phases, sympathiques au début, deviennent rapidement gonflantes, tant et si bien qu’elles ont été virées du deux, qui ne contient plus que des phases à pieds, mais beaucoup plus difficiles et nerveuses que dans le premier. Le système de dialogue a été décrié à cause de sa « roulette », qui semble plus adaptée aux consoles. Pourtant, quand on en a compris le principe, elle est en fait parfaite pour PC également : les répliques du côté gauche permettent d’obtenir des informations complémentaires, celles de droite permettent de faire avancer l’arbre de dialogue. Les répliques situées sur le haut sont généralement plus orientées « conciliation », vers le bas, « pragmatisme ». Certaines options de dialogues ne se débloquent qu’avec un niveau suffisant dans certaines caractéristiques. Bref, agréable à jouer, même si certains partis pris peuvent déstabiliser (ou faire râler), comme la disparition de l’inventaire dans le deux pour un système moins lourd et mais tout aussi complexe, qui n’est en rien de la « casualisation ». On sent qu’il y a vraiment eu une prise en compte des mauvais points du premier pour corriger le tir et fournir quelque chose de plus dense pour le deuxième (par exemple au niveau des quêtes annexes, qui sont très inintéressantes sur le premier, et beaucoup plus variées dans le second).

Mais le jeu se concentre avant tout sur des choix, qui auront un impact sur la suite des évènements. Tout petit spoiler : dans le premier, on vous demande de choisir votre historique : êtes vous né sur Terre, sur une colonie ou sur un vaisseau ? Selon votre choix, vous aurez droit à des dialogues supplémentaires ou des quêtes que les autres n’auront pas. Si ce choix est assez anodin, d’autres seront beaucoup plus difficiles à faire : jusqu’où irez-vous pour aider le Conseil ? Est-ce que vous allez essayer d’aider les krogans à lutter contre le génophage qui décime leur population, véritable arme biologique utilisée par les galariens et les turiens, ou est-ce que vous partagerez leur point de vue sur la nécessité d’une régulation de la démographie krogane, sachant que ces derniers auraient tenté d’asservir la galaxie ? Ces choix sont très nombreux, et si tous n’ont pas toujours une grande influence, vous finirez toujours par obtenir un univers différent de celui de votre voisin… (et qui sait, peut-être que le troisième épisode mettra d’avantage l’accent sur les conséquences de vos choix ? C’est en tout cas l’objectif annoncé).

Ce qui est sympa également, c’est de voir des références constantes à ses actions passées : dans le deuxième épisode, chaque quête ou chaque PNJ important croisé dans le premier donnera lieu à un petit clin d’oeil à un moment ou un autre, donnant vraiment une impression de continuité.

Bon, cet article est déjà long, je ne vais pas faire un descriptif des races conciliennes (asaris, galariens, turiens) et non conciliennes (butariens, hanaris, drells, elcors, volus…), même si certains valent vraiment le coût d’oeil.

Poivron farci façon Zerach

Poivron farci façon Zerach

Tiens, ça faisait longtemps, c’est parti pour une petite expérimentation culinaire. A base de poivron, vu que c’est plein de bonnes choses. Mais surtout parce que contrairement à la tomate, ça ne rend pas plein d’eau, il n’y a presque rien à vider, et ça a beaucoup de goût (sans être irritant, avantage des poivrons cuits !).

Allez, c’est parti, avec la même non-rigueur habituelle…

- Un poivron (si si, je vous assure). Là je l’ai pris rouge, prévoyez surtout qu’il y ait de la place dedans, le but ça va être de le remplir.
- Du pain de mie
- Une bouteille de laiiiiit
- De la viande (viande hachée, ou ici salami)
- Un peu de fromage (classique mozza, ou ici, chèvre)
- Des petits machins qui donnent du goût (oignons, cornichons, tout ça, selon les convenances)

La partie la plus technique (ne vous en faites pas, y a atelier pâte à modeler après) : prendre un couteau, découper autour de la tige, et retirer les graines et tout ce qui se trouve dans le coin. Grattez un peu histoire de dégager l’intérieur et faire de la place (avec un couteau ou votre doigt, selon les goûts), puis marouflez. Passez le sous l’eau, histoire qu’il soit bien propre à l’intérieur, et que ça se voit à l’extérieur (et vice versa).

Youpi, on va pouvoir passer à l’étape dégueulasse pour ceux qui aiment se servir de leurs doigts (évidemment, on ne touche pas sans s’être lavé les mains, hein). Prenez un bol, mettez le pain de mie dedans. Oh, et tant qu’à faire, mettez tout ce que vous voulez mettre à terme dans le bol aussi, au moins ça sera fait. Rajoutez un peu de lait pour imbiber le pain de mie (faudra que j’essaie avec du rhum un jour, pour déconner), puis pétrissez, homogénéisez, tripotez, mais non c’est pas sale. Voilà, vous avez à présent une jolie bouillie informe avec plein de morceaux de machin et de truc dedans. Il va falloir faire rentrer tout ça dans le poivron, par l’ouverture spécialement prévue à cet effet tout à l’heure (mon Dieu, mais il a tout prévu !). Pareil, faites ça comme un sale, osef (bon, nettoyez un peu l’extérieur avant la suite, sinon vous allez tout cramer).

Léchez-vous les doigts, normalement ça doit être bon au goût. Sinon, ça a peu de chance d’être meilleur cuit, vous savez… Si vous n’arrivez pas à tout faire rentrer, prévoyez moins pour la prochaine fois, et passez le surplus à la poêle, ça devrait le faire quand même.

Voilà, vous mettez votre poivron sur une assiette en essayant de le faire tenir debout, puis le tout au four que vous aurez préalablement fait préchauffer si vous êtes prévoyant (sinon, franchement, ça ne va pas changer grand chose, faut pas déconner, ça sera juste un peu plus long). Environ quarante-cinq minutes une heure, à environ 170-200 (de la rigueur, toujours de la rigueur !) : en gros quand c’est grillé et un peu cloqué, que votre appartement sent super bon, et que vous avez trop faim pour attendre d’avantage.

Plus qu’à rajouter un peu de salade pour faire staïle.

Normalement, s’il est rempli avec amour, ça devrait bien tenir au ventre… Dernier avantage : on peut mettre ce qu’on veut dedans, je suis sûr que c’est très bon aussi avec du poisson, et peut être même avec du tofu (nan peut être pas remarquez). Bref, plein de variantes possibles.

Waw, je suis en train de me dire que peut être que pour la première fois, quelqu’un va tenter une recette de ce blog XD (et au passage, si si, c’est vraiment bon salami / chèvre).

NB/ Ah et pendant que j’y pense, merci de ne plus confondre « légumeuse » et « légumineuse »… Non, parce que quand je vois le nombre de personnes qui cherchent les bienfaits des « légumeuses », faut peut être que quelqu’un finisse par leur dire que ça n’existe pas.

Now you’re thinking with portals

Afin d’encourager les gens à utiliser Steam, et notamment les Mac users, Valve a décidé de rendre l’excellentissime Portal … gratuit.  Alors si vous ne l’avez pas déjà, jetez-vous sur votre compte Steam (ou créez-en un), et prenez-le !

Petite info en passant, comme on se posait la question hier : quand on prend un jeu, le support multi-plateforme est compris. Entendre que si on a un jeu compatible sur son compte Steam, on pourra l’installer sur Mac ET sur PC sans avoir à payer une autre version. Ca plus le support multi-langue, que demander de plus ?

Edit / Pour accompagner ça, Valve a rajouté une petite vidéo où GlaDOS nous explique le pourquoi du comment ! Enjoy.

On notera le petit tease Portal 2, le tatouage Black Mesa, etc.

Genese

Geek, MF, do u speak it ?

Petit test avant que je ne me lance dans une série d’articles sur quelques mèmes.

- Newfags cannot _ _ _ _ _ _ _
- TITS OR _ _ _ _
- THE _ _ _ _ : you lost it.
- This is why we can’t have _ _ _ _  _ _ _ _ _ _
- I RAFF I _ _ _ _
-  I’m 12 years old and _ _ _ _  _ _  _ _ _ _
- Do it, _ _ _ _ _ _ _
- I’m sorry, but I can’t hear you over the sound of how _ _ _ _ _ _ _ I am.
- Cool _ _ _ _, bro !
- Why don’t you take a _ _ _ _ ?

Question bonus :

Long cat is _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ .

Résultat :

0/10 : Pas d’inquiétude, tout va bien. Je me demande juste comment vous avez atterri sur ce blog.
Moins de 5/10 : Attention, la corruption du côté obscur vous gagne.
Plus de 5/10 :  OMG, LOL, GET BEHING A PROXY & LURK MOAR.
10/10 et la question bonus : You won 1 internet, sir. Who’s awesome ? You’re awesome !

Tamriel

Il était une fois Morrowind (1)

Ne me demandez pas pourquoi, mais j’ai envie de vous faire jouer à Morrowind. Certes, ce jeu occupe une place à part pour moi pour des raisons bien personnelles, mais même en dehors de ça, il est absolument fabuleux. Pour preuve, le jeu est sorti en 2002, et Wiwiland sort encore régulièrement des mods…

Alors voilà, j’ai décidé de faire une série d’articles sur le sujet. Peut-être que ça motivera ceux qui avaient essayé à l’époque et qui avaient abandonné à cause des bugs (a)

Hum, bref. Donc commençons par le commencement : Morrowind est le troisième volet de la série des Elder Scrolls, qui raconte l’accession au trône d’une dynastie, jusqu’à la chute de son Empire. Il fait suite à Arena et Daggerfall, et précède Oblivion (qui marque LE vrai tournant en devenant un FPS en dévoilant la mort de l’Empereur [je ne spoile rien, ça arrive après dix minutes de jeu !]).

Sans rentrer dans le détail des deux premiers épisodes (qui étaient sympathiques, mais encore plus buggés que Morrowind, et ce n’est pas peu dire ! De toute façon la série est légendaire pour deux choses : sa profondeur et ses bugs), plantons un peu le décors.

Il était une fois rien. Comme d’habitude, de ce rien naquit quelque chose, à savoir des divinités (Anu et Padomay, pour commencer, et d’autres ont suivi). L’un de ces dieux, un petit blagueur du nom de Lorkhan, persuade ses potes de créer un plan mortel, Nirn (tellement mortel que même les continents sont en train de mourir… Certains ont déjà disparu, d’ailleurs ; au passage : même si le jeu ressemble à de la fantasy habituelle, les règles même de la physique sont différentes, par exemple Nirn n’est absolument pas une planète au sens où nous l’entendons). Mais sur Nirn, tout devenait mortel, y compris les dieux… Alors que quelqu’uns mettent les voiles en n’appréciant que moyennement la blague (notamment Magnus), la plupart sont restés sur place (devenant les ehlnofeys, se divisant ensuite en deux branches principales : les elfes [-mer] et les humains [-men]). Cependant, Lorkhan fut sévèrement puni pour avoir poussé les autres dieux à créer un plan mortel : son coeur fut arraché par Magnus, et balancé quelque part, créant un volcan… Ce volcan se trouve sur le continent de Tamriel, « l’Arène » [d'où "Arena"], et plus particulièrement dans une province tout au Nord Est, Morrowind (qui deviendra la terre des elfes noirs, les dunmers), et encore plus particulièrement, sur l’île principale de Morrowind, Vvardenfell (île sur laquelle se déroule tout le jeu Morrowind), et encore plus particulièrement, vers le centre, dans un lieu appelé le Mont Ecarlate, ou Dagoth Ur.

Bon, ok, une petite carte pour mieux visualiser :

Vous vous demandez pourquoi je vous parle cosmogonie, hein ? Et bien tout simplement parce que le coeur de Lorkhan est au centre de l’histoire de Morrowind, la province et le jeu. En effet, quelqu’un que les locaux considèrent comme un dieu maléfique, et qui se fait appeler Dagoth Ur (comme la montagne, oui oui, je vois que vous avez suivi ! A moins que ce ne soit la montagne qui ne s’appelle comme lui ? Allez savoir [en jouant à Morro... ok, j'ai compris]), a fait main-basse sur ce puissant artefact, et se sert de sa puissance pour déchainer un terrible fléau sur le centre de l’île… Mais quel rapport avec vous, pauvre joueur ? Bien plus qu’il n’y paraît…

Comme dans tout Elder Scrolls, le joueur incarne au début du jeu un prisonnier. Alors que vous êtes en plein rêve prophétique envoyé par la princesse daedra (on y reviendra…) Azura, vous êtes réveillé par votre compagnon d’infortune, le dunmer Jiub. Il est sûr que le garde qu’il entend approcher va vous sortir de la cale moisie de ce rafiot… Ce n’est que le début d’une looooooongue aventure, qui va emmener le joueur sur l’histoire d’une trahison vieille de plusieurs siècles, pour élucider la disparition de tout un peuple, et renverser des usurpateurs… Mais jouer un rôle bien plus grand encore dans l’histoire de la province, et devenir une véritable légende.

Au fait, quand je dis longue : j’ai mis deux ans avant d’attaquer la quête principale. Enjoy !

Parlons rapidement de Vvardenfell : l’île appartient aux dunmers, les elfes noirs, un peuple xénophobe comme pas deux. Le terrain de jeu est plutôt vaste, et se compose, au centre, du Mont Ecarlate dévasté par le Fléau de Dagoth Ur, encerclé par le rempart intangible, une barrière magique très mur de Berlin dans l’esprit, dressée par les Tribuns, des dieux vénérés par les dunmers (allez, histoire de vous faire bien perdre pied : les tribuns sont vénérés sous une seule entité, ALMSIVI, mais sont donc trois : Almalexia [ALM], Sotha Sil [SI], Vivec [VI]). La côte Ouest est plutôt rocailleuse, et régulièrement balayée par les tempêtes de cendres. Le Sud est absolument magnifique, avec ses plantations, ses lacs… Admirer un coucher de soleil sur le lac Masobi, à l’Ouest de Suran, en regardant des netchs [de grosses méduses volantes] folâtrer est un spectacle à tomber. A l’Est du Mont Ecarlate, ce sont les Grands Pâturages, essentiellement sous domination Telvanni, une Grande Maison composée de mages excentriques et cruels barricadés dans leurs Tours où il vaut mieux savoir léviter… Pas grand chose au Nord, à moins de prendre un bateau et de partir pour Solstheim, une île au climat glacial voisine de Bordeciel, la contrée des Nordiques (assez proches de nos Nordiques à nous…).

Bref, toutes ces terres appartiennent aux dunmers, les elfes noirs. Et si l’exotisme est de mise (entre les champignons géants et les tempêtes de cendres), une strate de complexité vient s’ajouter : l’Empire est venu planter son drapeau sur la province, imposant tant bien que mal sa domination.

L’échiquier politique est donc particulièrement complexe. Reprenons :

- Nous avons donc les dunmers, vénérant les Tribuns, dirigés en gros par les trois grandes maisons que sont les Rédoran (assez martiaux et droits dans leurs bottes), les Hlaalu (espionnage et coups en fourbe, mais grande solidarité familiale, une sorte de mafia elfe noire) et les Telvanni (des mages arrogants et indépendantistes), et qui parviennent à conserver leurs coutumes (et notamment les guildes légales d’assassins, comme la Morag Tong ou la Camonna Tong). [NdR : il existe également la maison Indoril et la maison Drès, mais elles sont sur la continentale de Morrowind, pas en Vvardenfell, même si on peut observer l'architecture Indoril dans la cité de Vivec]

- Nous avons des impériaux, vénérant le Culte impérial (très proche des cultes romains, avec Talos, l’Empereur divinisé, etc), qui essaient par des efforts désespérés de s’intégrer et de s’installer (colonies minières, légion impériale, surtout dans le Sud-Ouest…), et ayant importé leurs guildes (la guilde des mages, des guerriers, des voleurs, l’ordre des Lames…).

- Il y a encore des tribus nomades, sans foi ni loi, souvent des dunmers esclavagistes qui n’hésiteront pas à tirer à vue.

- Mais encore des clans dunmers assez sauvages, vivants sous des yourtes, en petites colonies localisées dans le Nord-Est.

En plus de ça, vous pourrez trouver des ruines daedriques (et peut-être les vénérer à votre tour, afin qu’ils vous accordent leurs pouvoirs ?), des ruines « naines » (les dwemers, un peuple disparu malgré une étonnante technologie et des complexes piégés jusqu’à l’os), ou encore d’anciens forts hantés par la Sixième Maison (celle de Dagoth Ur), et présentant des portails de téléportation pour qui saura les réactiver, voire des grottes de contrebandiers ou des tombeaux ancestraux renfermant offrandes et fantômes en colère…

Rapidement, vous saurez distinguer une architecture rédorane d’une impériale, comprendre l’histoire de tous les peuples, de l’île et de ses habitants en feuilletant les centaines de livres trouvables à droite à gauche (certains présentant des dizaines de pages… plusieurs nouvelles valent vraiment la lecture, d’ailleurs ! XD), admirer les fameux « scribs qui font pocpoc » (il y a plusieurs créatures totalement non agressives qui ne sont là que pour donner un peu de vie sauvage), apprendre la faune et la flore pour savoir où trouver les ingrédients pour vos potions, tenter de comprendre toute la perversité du Ministère de la Vérité (une lune géante que Vivec a arrêté juste avant qu’elle ne s’écrase), connaitre les différents cultes et réseaux de transports, écouter le chant mélancolique des échassiers des marais, … Ce ne sont là que quelques petits plaisirs qui pourront surprendre le joueur qui acceptera de se perdre dans l’immensité de Vvardenfell et d’en dénouer le sac de noeuds politique et historique.

A la gloire du cube dwemer !

Presse-minute

Rien de bien dantesque ces derniers temps, je sais, mais je pense que 99% de mes lecteurs sont au courant : période de partiels, donc gros rush, donc pas le temps. Ca va enchainer de lundi à vendredi sans réel temps mort, première pause vendredi soir puisque j’aurai jusqu’au mardi pour découvrir le droit pénal des affaires (soit trois jours pleins sur une matière !). J’aurai ensuite une semaine de répit pour finir par le commerce international le mardi suivant.

En même temps, je dois faire mes dossiers pour l’année prochaine, ce qui est délicat dans la mesure où d’une part je n’ai pas mes notes du premier semestre à cause d’un chargé de TD (et ce, malgré mes quatre passages au secrétariat et mon intervention plus directe), et d’autre part, je n’ai pas non plus le résultat de mon DU de droit asiatique… de l’année dernière. Il ne faut pas être pressé !

Du coup, je laisse de côté la paperasse pour le stage de cet été le temps que ça se calme, ainsi que la paperasse notariale (vive la famille… bref). On verra ça en temps utile. En gros, une semaine / une semaine et demi à tenir en apnée, et après… Après, vacaaaaances ! Et en attendant de savoir où j’irai l’année prochaine (au pire, je me trouve un stage et/ou un job de juriste en entreprise, ou je vais m’amuser à l’IEJ), je profite. Programme des réjouissances : remise en forme (un peu mis de côté cette semaine, mais ce n’est pas trop le moment de me priver), pléthore de jeux (vidéo à faire, de rôles à lire et jouer), famille, photo, fêter les vacances, et rajouter quelques petits trucs sur ce blog (genre parler de Glee et SGU, 4chan et Twitter, bref rattraper mon retard). Je sens que ce n’est pas encore cet été que je vais m’ennuyer, mais c’est une excellente chose ! L’été va être beau et bon, et fort fort intéressant.

Allez, une petite semaine à tenir !

Edit / Pendant que j’y suis, le mot clé de la semaine pour arriver ici XD => « je veux adopter un ewok ». Ah, et comme toujours, des projets de peinture virtuelle pour le site et ses voisins…