EDIT / Légumeuse est un néologisme fondé sur légume. Merci de ne plus confondre avec les légumineuses, au titre desquelles on trouve le soja, les pois, les fèves, les haricots, etc.

Voilà, on va continuer dans la liste des recettes débiles, pas compliquées, qui ne demandent rien mais qui ne sont pas mauvaises.

Si vous m’avez fait confiance pour finalement essayer ça, mais que vous avez été malade pendant trois semaines, vous vous retrouvez avec des concombres sur les bras. En plus, alors qu’on croyait que le printemps était de retour, il fait à nouveau un temps dégueulasse, et puis les partiels approchent alors il va falloir un truc à manger sur cinq jours. Heureusement qu’on est dimanche, et qu’on a le temps de préparer la gratination légumeuse.

Cliquez sur l’image pour agrandir (comme d’habitude, d’ailleurs) : si ça ne vous donne pas faim, c’est que vous avez déjà mangé.

Donc non, je ne m’améliore pas pour les titres, effectivement. Donc gratination, parce que ça se rapproche du gratin, mais étant dauphinois, je ne peux pas appeler « gratin » un truc dans lequel il y a du fromage. Et légumeuse, parce qu’il y a des légumes. Des ombellifères et des cucurbitacés (nan, ne partez pas, ce sont juste des carottes et des concombres).

Bon, la liste de ce qu’il faut cette fois, pour reprendre la recette du jour même si certains trucs sont dispensables (de toute façon, ne déconnez pas, c’est une base de gratin, vous mettez bien ce que vous voulez dedans !) :

- carottes
- concombres
- poivrons (verts, pour ma part)
-  oignons (souvenez vous, les surgelés c’est pratique et pas du tout égocentrique)
-  mozza
- du lait ou de la crème, selon les goûts
- accessoirement, un four et un plat à gratin

Donc on attaque par une casserole d’eau à faire bouillir (avec un peu de sel), on prend les carottes et les concombres, on lave on épluche si on préfère (ou si on est feignant comme moi, on racle vite fait à la peau avec un couteau, et puis voilà, de toute façon c’est plein de vitamines il paraît : la science au secours de la flemmite aiguë),  puis on coupe en petites rondelles toutes innocentes qu’on pourra ensuite plonger à loisir dans l’eau bouillante pendant 15 minutes (le week end réveille mes instincts sadiques, et puis ça fera une petite private joke sur le cri de la carotte). Ca laisse le temps d’aller chercher le sopalin (cherchez à côté de votre écran de PC…), parce qu’une fois que les légumes seront prêts, il est préférable de les déposer sur un truc absorbant : c’est gorgé d’eau, et en cuisson, ça ne sera pas top.

Les 15 minutes passées, finissez votre paragraphe de DIP (on n’est pas à une minute prêt, hein), allumez le four (pas trop trop chaud, ce n’est pas une pizza, et vérifiez que la grille soit bien à mi-hauteur), puis allez égoutter les légumes, avant de les poser sur l’essuie-tout. Mettez une première couche dans votre plat à gratin, émerveillez-vous de ce mélange de couleurs, rajouter un peu de lait/crème, puis recouvrez d’une bonne dose de mozza, quelques oignons et des morceaux de poivrons (si vous ne les avez pas encore lavés, il serait peut être temps d’ailleurs). Regrettez de ne pas avoir pris des poivrons rouges, ça aurait été plus joli chromatiquement (tendance sémaphore).

Mettez une deuxième couche de carottes/concombres, un peu de lait/crème, et si le coeur vous en dit, une nouvelle couche de poivrons / mozza sur le dessus.

Placez votre plat à gratin ainsi rempli dans votre four, et partez faire une petite sieste (après tant d’efforts, c’est la moindre des choses). Repassez de temps en temps pour vérifier que la carbonisation n’est pas encore à l’oeuvre. Quand ça vous semble opportun, sortez et dégustez.

En passant, il peut être utile de sortir le plat du four et de vider un peu d’eau rendue dans un évier (ou dans une plante verte si elle aime l’eau pleine de nutriments, fut-elle en ébullition) : en particulier avec les concombres, ça risque d’être trop liquide autrement.

Retournez faire la sieste : vous ferez la vaisselle demain, et puis il pleut encore et on nous a volé une heure de sommeil.