Ca y est, je l’ai reçu ! J’avais un petit mot dans ma boite m’invitant à aller chercher le nouvel appareil dans le bureau de Poste le plus proche (ou pas, j’ai tourné une demie heure autour du point où ce fameux bureau était supposé se trouver avant d’enfin réussir à mettre la main dessus). Je me demandais si le carton rentrerait sans trop d’histoires dans ma besace… Inutile de dire que j’ai abandonné tout espoir quand la guichetière est revenue avec une boite ayant environ le format de mon torse (ceux qui me connaissent savent ce que ça représente). J’ai donc fait les 2,5km du retour avec cette grosse boîte, réfléchissant au fait que je tenais dans mes mains ce qui serait sans doute l’outil de ma future activité secondaire, voire…

En fait, je crois qu’il vaut mieux que je ne liste pas tout ce qui m’est passé par la tête sur le chemin du retour. Partagé entre la peine (on s’est connus au début de ma licence, et je ne pensais pas qu’on en finirait avant la fin de mes études… Je me sens bien seul, et une part de moi n’arrive pas à réaliser que c’est fini), et l’optimisme (wind of change is blowing my friends ; la dernière fois que je me suis investi dans quelque chose, c’était le jeu de rôles, et outre le fait qu’avec ce groupement informel, j’ai réussi à mettre en contact une grosse douzaine de personnes, et vécu des moments formidables, j’ai surtout rencontré celle avec qui j’ai partagé mes joies et mes peines pendant trois ans… C’est naïf, mais je veux croire en une grande balance cosmique qui récompense l’investissement qu’on peut faire, et je me dis qu’avec le démarrage sérieux dans la photo, j’aurais peut être de nouvelles bonnes surprises ; l’avenir semble se dégager, des idées plus précises de ce que je veux faire plus tard, un stage exceptionnel qui se concrétise pour août, … Bref, il y a de la lumière au bout du tunnel).

En dehors de ces considérations, j’ai pu déballer la bestiole. Et là, c’est du lourd. J’ai mis l’E330 à côté, pour comparer et rigoler un peu. La capteur semble ridicule, tout comme la surface de l’objectif, à côté du monstre qui trône maintenant à côté. Petit comparatif en image, juste pour rire.

A gauche, le 5D ; à droite, l'E330Petite vue de haut pour commencer

Histoire de vous faire une idée, voilà les deux boitiers côte à côte, alignés à leur base. A gauche, mon nouveau joujou, le 5D Mark II de Canon. A droite, mon bon vieux E330 d’Olympus. Allez les filles, on se tourne…

Bon, la différence de taille des objectifs s’explique en partie parce que celui de gauche est un 24-105 contre un 14-54 pour celui de droite. Mais croyez-moi, ça ne fait pas tout…

Allez, petit comparatif. Cthulhu, par ici s’il vous plait.

(NdR : Non, sans déconner, ce test ne vaut rien : j’ai juste bazardé quelques photos en mode automatique pour avoir une idée, il est évident qu’aucun des appareils n’est utilisé à son plein potentiel, d’autant plus que les objectifs sont de qualité très différente ! Par exemple le flou vient de l’ouverture minimale de l’objectif, et ça ne dépend donc pas tellement du boitier. Considérez que je fais ça pour me détendre après une grosse journée, et pas en tant que vrai test photo, hein…)

Avec mon compact

Premier test, mode macro auto de mon compact. Du grain, et impossible de descendre l’ouverture de manière à obtenir un joli sujet net qui se détache d’un fond flou. Mais bon, c’est la photo de référence, maintenant, comparons.

Bon, évidemment, c’est mieux. Moins de grain, mais quelques difficultés au niveau du peluchage de la bestiole. Et un flou pas assez agressif. Merci E330 pour vos bons et loyaux services, mais…

… Encore plus merci nouveau Canon EOS 5D Mark II. Bon, oui je sais que côté expo, c’était perfectible, hum. Mais déjà : beaucoup plus de piqué, un très bon floutage, un niveau de détail excellent (NdR : il me semble que je l’ai connement pris en portrait, avec donc une atténuation des verts, c’est vous dire à quel point ce test n’a aucune valeur photographique)

On notera que pour un test un peu pertinent, il aurait fallu prendre le sujet avec le même éclairage, les mêmes réglages, un trépied et une même focale. Pendant que j’y suis, j’aurais aussi pu prendre les deux en RAW et faire une balance des blancs cohérente XD

Mais je crois que je préfère le faire à l’arrach’. Si vous voulez faire ce qu’on appelle du « pixel fucking », il y a de très bons sites pour ça, avec des comparatifs hautement plus exhaustifs.